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Comment la PUB, la TV et le CINÉMA récupèrent le phénomène TRANSGENRE ?

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A l’heure où l’université de Californie autorise ses étudiants à choisir entre six identités de genre (homme, femme, homme transgenre, femme transgenre, queer ou identité différente), tout en remplaçant les toilettes hommes et les toilettes femmes par des espaces neutres, afin de faciliter l’acceptation des étudiants transgenres sur les campus, il était temps que nous nous interrogions sur l’accélération sans précédent de ce phénomène de société.
Et pour se remettre les pendules à l’heure, commençons par clarifier la définition (plus ou moins officielle) du mot Transgenre ou transgendérisme qui n’a, à l’heure actuelle toujours pas de définition unique. Le transgendérisme ou transgénérisme est le fait pour une personne de s’identifier, au moins en partie, au sexe opposé à son sexe de naissance et d’en adopter le mode de vie. Une personne transgenre est ainsi une personne qui adopte une identité de genre différente de son sexe de naissance mais sans nécessairement subir de chirurgie de réattribution sexuelle. De manière générale, le transgendérisme peut également désigner toute personne qui rejette en tout ou en partie son identité sexuelle ou qui ne s’identifie pas aux règles des genres masculins et féminins traditionnels (travestis, transsexuels, troisième sexe, queer, personne intersexuée).
Comme l’homosexualité n’avait commercialement plus rien de transgressif pour aider les marques à vendre, le transgénérisme a tout pour être élu comme le grand remplaçant, les normes sociales dominantes d’assignation des genres étant totalement bouleversées.
La publicité, la télévision et le cinéma sont donc naturellement en train de récupérer et de détourner ce phénomène pour servir, cela va de soi, leurs intérêts. Pour preuves, nous avons recensé les derniers évènements culturels importants autour du Transgenre. Et comme nous, vous risquez de ne pas en revenir. Nous vous l’assurons, ici, rien n’est fiction. Ce que vous allez lire est la vérité, tout a été vérifié par nos soins.
Les publicitaires d’abord n’ont pas hésité une seconde à s’accoler au phénomène avec toutes les dérives et manœuvres que cela entrainent, comme par exemple l’ouverture d’une agence de mannequins exclusivement transgenres à Los Angeles.

La marque & Other Stories vient d’ailleurs de lancer une campagne expérimentale totalement transgenre avec devant l’objectif Hari Nef & Valentijn de Hingh.
Marqué sans doute par la célèbre mannequin transgenre Andreja Pejic, qui a fait parler d’elle en devenant ambassadrice d’une grande marque de maquillage.
Même le géant Google s’y colle en montrant la transition d’un homme transgenre pour promouvoir Google My Business, un outil au service des petites entreprises.

Au cinéma maintenant, l’acteur britannique Eddie Redmayne va revenir sur le grand écran en interprétant l’icône transgenre, Lili Elbe, dans « The Danish Girl » dont la sortie est prévue en janvier 2016. Et à la rentrée, l’actrice Elle Fanning va jouer une adolescente désireuse de devenir un garçon dans « About Ray » réalisé par Gaby Dellal.

Même la fiction télévisuelle pour vieilles dames s’y met. Le personnage transgenre d’Amour, gloire et beauté, joué par l’actrice Karla Mosley, va se marier. Un événement culturel loin d’être anodin pour cette fiction vieille de 25 ans. Finalement plus marquante que l’héroïne transsexuelle de la série TV « Orange is the New Black », incarcérée dans une prison pour femmes.

En parallèle, Jazz Jennings dévoile chaque semaine les dessous de sa vie de transgenre dans une télé-réalité à succès aux Etats-Unis. Pendant que Cole Carman qui s’appelait Nicole (ado transgenre) faisait congeler ses ovules avant de finir sa transition pour devenir un homme. Peut-être inspiré par le premier homme qui donnait naissance à un bébé en Europe…

Bref, tous s’engouffrent sans grande réflexion, dans ce phénomène déjà mondialisé pour bénéficier d’une aura à la fois libertaire et démocratique. Une aubaine caricaturale pour bénéficier d’une nouvelle image de marque tolérante et ouverte sur le monde.
Au lieu d’élever les consciences pour les futures générations transgenres, les différents médias détournent l’attention en vendant aux spectateurs un mélange d’images voyeuristes et mondaines (uniquement centré sur la forme (à savoir le corps) et non sur le fond). Si l’on regarde la manipulation de près, l’ex-athlète Bruce Jenner est mis(e) en scène, comme l’était la femme à barbe dans une époque plus ancienne, pour divertir un public moqueur, toujours assoiffé par plus de nouveautés…
Plutôt que d’écouter Bruce Jenner, mieux vaut lire Marie-Edith Cypris avec son livre « Mémoires d’une transsexuelle » qui en un seul paragraphe, repositionne le débat…

L’arrogance qui m’avait conduite à croire que j’allais devenir une petite poule gâtée par une tribu de mâles crédules ne m’avait pas que brûlé les ailes. Mon coeur, immolé sur le bûcher des vanités, était en cendres… S’être abusé soi-même au point de ne mesurer les ravages de l’orgueil que sous l’écrasante facture que doit régler l’amour propre, ça frise l’auto-manipulation !

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Publié le 17/08/2015