Art

Tala Madani questionne à l’ère d’Internet le statut de l’image et de nos identités sexuelles

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Tala Madani, née en 1981 en Iran et vivant actuellement à Los Angeles, est une artiste pour qui nous avons beaucoup d’affection. Et ce n’est pas parce qu’elle est très belle. C’est simplement parce que ses tableaux nous font du bien, ils permettent tous, à leur façon, de mieux vivre.

Très souvent dans un univers grotesque et inquiétant, centré sur la représentation de la figure masculine, elle n’hésite pas à jouer avec le caca. De ses peintures en passant par ses films d’animation, Tala Madani montre indirectement ce qu’est devenu notre société, à savoir, patriarcale et totalitaire. C’est à la fois drôle et acide, mélangeant la caricature et les références à l’art abstrait.

Son univers pictural impitoyable questionne à l’ère d’Instagram le statut de l’image et nos identités sexuelles ou culturelles. Ah oui et on a oublié de d’immortaliser ici la chose la plus important : Tala on t’aime.

Tala Madani’s work is characterised by loose expressive brushwork rendered in a bold, distinctive palette. Rich in narrative and heavy in irony Madani’s paintings depict darkly comic mise-en-scénes. Whilst her more abstract large-scale works usually contain a mass, group or collective, Madani’s more descriptive and intimately scaled paintings, and painterly video animations, depict uncomfortable scenes in which bald, middle-aged men engage in absurd scenarios that fuse playfulness with violence and perversity.

Whilst the figures imagined are stereotypical and loaded with associations, the activities in which they are engaged are strange and absurd. Through her distinctive painting technique, Madani imbues recurring symbols and imagery with a complexity that cannot be reduced to any single reading. Products of curiosity, fantasy, and desire, Madani’s paintings provoke a cacophony of interpretation that exceeds mere commentary. As such they exist as ‘vignettes for experimentation,’ as powerful meditations on the tension between the stereotypical and the iconic.
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Publié le 04/10/2017