Dans une époque où l’information est noyée dans le bruit et la confusion orchestrée, Laura Poitras signe avec Cover-Up (co-réalisé avec Mark Obenhaus) un portrait brûlant de Seymour Hersh, ce géant du journalisme qui a révélé My Lai, Abu Ghraib et tant d’autres scandales enfouis par le pouvoir.
À Tokyo, une minuscule librairie défie l’hyperchoix contemporain en ne proposant qu’un seul titre par semaine. Morioka Shoten transforme l’achat d’un livre en expérience, rappelant que la vraie richesse de la lecture réside dans l’attention portée à une seule œuvre plutôt que dans l’accumulation.
En pleine crise démographique – avec seulement 663 000 naissances en 2024 et un indice de fécondité tombé à 1,62 enfant par femme, une étude récente met en lumière le paradoxe cruel de la parentalité en France : un bonheur profond, mais souvent éclipsé par un épuisement extrême.
Quand Nick Knight, photographe, réalisateur et créateur de ShowStudio dénonce la politique d’instagram à l’égard de la nudité féminine, ça « buzz » forcément. C’est via le compte d’une « instagrameuse » pur jus, qui officie sous le pseudo de Erotic-n-texas, que Nick Knight a poussé son coup de gueule pour montrer à quel point les femmes doivent être « photoshopées » pour se conformer aux règles de la censure qui selon lui, « diabolise le corps des femmes ». Pour lui, « le corps n’est pas un péché et les hommes et les femmes devraient être encouragés à se sentir fiers de leurs corps ». Cette attitude « médiévale » soulève la question de « catégorisation » des comptes instagram et de manière générale de toutes les applications téléchargeables sur l’Apple store. Lorsque l’on sait qu’instagram va bientôt remplacer Condé Nast, on comprend qu’un photographe de mode qui vit de la nudité soit autant impliqué car évidemment, cette censure et l’imposition d’un âge obligatoire va être susceptible de faire baisser les audiences. Concernant la jeune fille erotic-n-texas, il n’y a qu’a aller voir sur son compte pour comprendre qu’effectivement elle doit redoubler d’imagination pour publier ses autoportraits de nus, mais on est aussi en droit de se poser la question si c’est réellement un mal, car ses techniques de retouches créent des images assez particulières qui deviennent en elles-mêmes beaucoup plus intéressantes que si l’on voyait l’intégralité de ses parties intimes. Car après tout, Instagram et ses milliers de comptes de filles à poils participent aussi à créer un mal-être chez la plupart des jeunes filles qui ne peuvent pas se mettre en scène. Imposer quelques règles au réseau qui utilise la vacuité contemporaine comme vecteur de communication de soi-même n’est peut-être pas une si mauvaise chose finalement. Mais encore une fois à vous de juger.
Cécile Montigny conseille et accompagne les annonceurs, les agences et les sociétés de production à anticiper l’avenir. En parallèle elle est consultée comme talent-scout.
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