Dans une époque où l’information est noyée dans le bruit et la confusion orchestrée, Laura Poitras signe avec Cover-Up (co-réalisé avec Mark Obenhaus) un portrait brûlant de Seymour Hersh, ce géant du journalisme qui a révélé My Lai, Abu Ghraib et tant d’autres scandales enfouis par le pouvoir.
À Tokyo, une minuscule librairie défie l’hyperchoix contemporain en ne proposant qu’un seul titre par semaine. Morioka Shoten transforme l’achat d’un livre en expérience, rappelant que la vraie richesse de la lecture réside dans l’attention portée à une seule œuvre plutôt que dans l’accumulation.
En pleine crise démographique – avec seulement 663 000 naissances en 2024 et un indice de fécondité tombé à 1,62 enfant par femme, une étude récente met en lumière le paradoxe cruel de la parentalité en France : un bonheur profond, mais souvent éclipsé par un épuisement extrême.
Quelle ironie du sort ! Le petit marquis de la publicité française n’est apparemment pas très bien conseillé. Ce matin sur BFM TV Jacques Séguéla a affirmé que sa pensée de 2009 («Si à cinquante ans on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie !») était une «connerie», mais il ne la «regrette pas». Avant d’ajouter sûr de lui : «Ça voulait dire que la vie est un rêve, qu’il faut rêver de tout. La Rolex est un symbole comme un autre et j’aurais pu dire une Ferrari, un stylo Bic, peu importe, un objet culte dont on a envie. Il n’y a pas de raison de dire aux gens « Vous êtes condamnés à ne jamais vous faire plaisir de votre vie ». On a quand même le droit, même si on est clochard, on peut arriver à mettre de côté 1 500 euros ! On a le droit de rêver nom de Dieu !» Ah Jacques, quel talent, quelle lucidité ! Mais quel homme moderne, visionnaire, en avance définitivement sur ta mort. Toi, l’incarnation de la futilité, des mondanités ultra-libérales et putassières, sous ton bronzage marketé par « Point Soleil », toi le « sous-pape » de la pub qui vient de clôturer ta carrière, pourquoi mais alors pourquoi tu n’as pas fait comme tous tes confrères à t’arrêter à temps, en claquant secrètement tes deniers à St Barth, attendant paisiblement que la sénilité t’arrache au monde des vivants. Tu sais les vivants qui ont quand même le droit, même si ils sont clochards de mettre de côté 1500 euros ! Franchement Jacques, on est tous ici tellement bouche bée face à tant de génie créatif, qu’on ne voit qu’une chose à faire, te paraphraser (une dernière fois comme tu l’as bien compris) : « On a le droit de rêver nom de Dieu ! »
Elle est une jeune journaliste prédictive qui a contribué à la naissance d’APAR.TV. Elle travaille actuellement à l’écriture d’un essai majeur autour de Steve Oklyn, l’auteur de LA SOCIÉTÉ DE L’ALGORY
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