Dans une époque où l’information est noyée dans le bruit et la confusion orchestrée, Laura Poitras signe avec Cover-Up (co-réalisé avec Mark Obenhaus) un portrait brûlant de Seymour Hersh, ce géant du journalisme qui a révélé My Lai, Abu Ghraib et tant d’autres scandales enfouis par le pouvoir.
À Tokyo, une minuscule librairie défie l’hyperchoix contemporain en ne proposant qu’un seul titre par semaine. Morioka Shoten transforme l’achat d’un livre en expérience, rappelant que la vraie richesse de la lecture réside dans l’attention portée à une seule œuvre plutôt que dans l’accumulation.
En pleine crise démographique – avec seulement 663 000 naissances en 2024 et un indice de fécondité tombé à 1,62 enfant par femme, une étude récente met en lumière le paradoxe cruel de la parentalité en France : un bonheur profond, mais souvent éclipsé par un épuisement extrême.
Etonnant de découvrir ce clip du groupe Point Point réalisé par Jodeb (Jonathan Desbien, réalisateur à suivre absolument) et de se dire que ce bijou est francophone. Plutôt court-métrage que clip, le titre Life in Grey est une allégorie ensanglantée sur la génération Y, ses utopies et ses dérives. Génération jouisseuse mais aussi désespérée que désinvolte qui n’a jamais vécue sans le Sida et les nouvelles technologies. Aussi appelée « digital natives », génération des jeux vidéos qui a grandie devant les films d’animations japonais. En quête de plaisir, on part à la rencontre d’un personnage féminin qui va mettre en scène une chorégraphie morbide avec une bande de jeunes filles. Pendant 7 minutes, succession de plans éthérés, on pense à American Beauty et Virgin Suicide, on sait que ça va mal finir mais on ne sait pas comment. La danse ponctue des images de saouleries adolescentes, de baignades au bord d’un lac et de désirs de liberté fabriqués. Très rapidement on sent la tension, et dans les flairs déboule une architecture parfaite composée de corps , puis Matrix débarque par magie, jusqu’à la mort par éventration. On pense du coup à Mishima, ce réalisateur japonais fou qui avait préparé son suicide millimétré pendant une année qui s’est fait « Seppuku » dont Marguerite Yourcenar dira « la mort de Mishima est l’une de ses œuvres et même la plus préparée de ses œuvres ». Le réalisateur à mis en scène une forme de critique de la génération Y dont on imagine qu’elle préfère le suicide imposé de ses congénères que sa propre mort.
Cécile Montigny conseille et accompagne les annonceurs, les agences et les sociétés de production à anticiper l’avenir. En parallèle elle est consultée comme talent-scout.
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