Dans une époque où l’information est noyée dans le bruit et la confusion orchestrée, Laura Poitras signe avec Cover-Up (co-réalisé avec Mark Obenhaus) un portrait brûlant de Seymour Hersh, ce géant du journalisme qui a révélé My Lai, Abu Ghraib et tant d’autres scandales enfouis par le pouvoir.
À Tokyo, une minuscule librairie défie l’hyperchoix contemporain en ne proposant qu’un seul titre par semaine. Morioka Shoten transforme l’achat d’un livre en expérience, rappelant que la vraie richesse de la lecture réside dans l’attention portée à une seule œuvre plutôt que dans l’accumulation.
En pleine crise démographique – avec seulement 663 000 naissances en 2024 et un indice de fécondité tombé à 1,62 enfant par femme, une étude récente met en lumière le paradoxe cruel de la parentalité en France : un bonheur profond, mais souvent éclipsé par un épuisement extrême.
Le terme et la technique ont été inventés en 2011 par Kevin Burg et Jamie Beck pour animer leurs photos de la fashion week. Le cinemagraph consiste à utiliser un gif en boucle, une animation éternelle. Entre le Graal du mouvement perpétuel et la mise en abyme picturale. Mais si la technique est assez simple, encore faut-il trouver le bon thème pour qu’un univers se crée à partir d’une image simple. Presque trop simple pour du story telling. D’où le coup de chapeau rendu à François Sola , qui s’est inspiré des travaux de Janol Apin, mais surtout de son quotidien dans le métro lyonnais. Le lieu parfait de la mécanique cyclique, où même l’humain répond à un mouvement répétitif. S’en dégage une sorte de poésie, évidemment, mais aussi un quelque chose de flippant. Chaque image pourrait aisément, pensez-y en les regardant, être l’incipit d’une histoire de Stephen King ou K. Dick. En utilisant le mouvement d’une partie seulement de ses gifs, François Sola donne un aspect fantomatique à ses sujets. La question étant : qui est le fantôme ? Est-ce le seul sujet animé, traversant un monde qui ne le perçoit pas ? Ou bien est-ce le monde réel, immobile, comme hypnotisé et aveugle à sa propre existence ? Et dire qu’on a cru un moment que le gif ne servirait qu’à créer des mèmes, émoticônes évolués et inutiles.
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