Dans une époque où l’information est noyée dans le bruit et la confusion orchestrée, Laura Poitras signe avec Cover-Up (co-réalisé avec Mark Obenhaus) un portrait brûlant de Seymour Hersh, ce géant du journalisme qui a révélé My Lai, Abu Ghraib et tant d’autres scandales enfouis par le pouvoir.
À Tokyo, une minuscule librairie défie l’hyperchoix contemporain en ne proposant qu’un seul titre par semaine. Morioka Shoten transforme l’achat d’un livre en expérience, rappelant que la vraie richesse de la lecture réside dans l’attention portée à une seule œuvre plutôt que dans l’accumulation.
En pleine crise démographique – avec seulement 663 000 naissances en 2024 et un indice de fécondité tombé à 1,62 enfant par femme, une étude récente met en lumière le paradoxe cruel de la parentalité en France : un bonheur profond, mais souvent éclipsé par un épuisement extrême.
L’ère moderne résumerait certainement le travail de Mélanie Bonajo par un laconique et réducteur : WTF. « Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… Oh! Dieu!… bien des choses en somme. » L’artiste protéiforme travaille sur paradoxe. Ces paradoxes à l’aune desquels Kant jugeait l’intelligence s’il ne nous menait pas à la folie. Un chemin que les Grecs suivaient également. Et que Mélanie Bonajo met en image de façon encore plus frappante. Parce que si le paradoxe du Crétois ou de l’arbre qui tombe dans la forêt déserte peut parfois résonner dans un crâne vide, les images, elles, percutent instantanément les rétines et brûlent les neurones. C’est donc sur une frontière que nous déambulons puisque « le fou n’est pas l’homme qui a perdu la raison: le fou est celui qui a tout perdu, excepté sa raison » comme le souligne Chesterton. Comment appréhender ce travail par sa raison, nous aimerions comme c’est souvent le cas dans ces univers, laisser alors l’imagination prendre les rênes, mais, ici, impossible, puisqu’elle nous mènerait aux limites d’un monde dont on préfère ignorer l’existence. Mélanie Bonajo écarte les invisibles interstices de la réalité pour que nous apercevions la folie, à la manière d’un Philip K. Dick.
Emmanuel Perrotin, figure emblématique du monde de l'art contemporain, a récemment conclu une transaction historique avec Colony Investment Management (Colony IM), un fonds d'investissement européen, en cédant une participation majoritaire de sa célèbre galerie.
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