Dans une époque où l’information est noyée dans le bruit et la confusion orchestrée, Laura Poitras signe avec Cover-Up (co-réalisé avec Mark Obenhaus) un portrait brûlant de Seymour Hersh, ce géant du journalisme qui a révélé My Lai, Abu Ghraib et tant d’autres scandales enfouis par le pouvoir.
À Tokyo, une minuscule librairie défie l’hyperchoix contemporain en ne proposant qu’un seul titre par semaine. Morioka Shoten transforme l’achat d’un livre en expérience, rappelant que la vraie richesse de la lecture réside dans l’attention portée à une seule œuvre plutôt que dans l’accumulation.
En pleine crise démographique – avec seulement 663 000 naissances en 2024 et un indice de fécondité tombé à 1,62 enfant par femme, une étude récente met en lumière le paradoxe cruel de la parentalité en France : un bonheur profond, mais souvent éclipsé par un épuisement extrême.
Ah, Paul Thomas Anderson, ce vieux renard de la Valley qui, à 55 ans passés, barbe blanche et lunettes éternelles, nous balance un pavé de 2 h 40 comme si le temps n’avait pas de prise sur lui. Une bataille après l’autre – ou One Battle After Another, pour les puristes anglophones qui préfèrent les titres qui sonnent comme un slogan de manif – n’est pas seulement une adaptation libre de Vineland, le labyrinthe pynchonien de 1990 ; c’est une réinvention qui nous crache au visage notre Amérique fracturée, celle des rafles ICE et des suprémacistes blancs en costard de Père Noël.
Tourné avant la réélection de Trump (parce que, bien sûr, Hollywood adore anticiper le chaos), avec un budget pharaonique de 150 millions chez Warner Bros. – argent bien dépensé pour des explosions qui font passer Mad Max pour un feu d’artifice de jardin d’enfants –, ce film file comme une balle traçante, nous laissant essoufflés, exaltés... et un brin moqueurs devant tant d’ambition.
Imaginez : deux générations d’activistes d’extrême gauche, menés par une Teyana Taylor incandescente (dans son premier grand rôle, et on se demande pourquoi on l’a attendue si longtemps) et un Leonardo DiCaprio perpétuellement stone – oui, Leo, encore un junkie visionnaire, parce qu’apparemment, il n’a pas assez souffert dans The Revenant pour varier les plaisirs.
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