Et si les "parents mous" qu'on pointe du doigt étaient en réalité les super-héros discrets d'une génération sacrifiée ? Dans un monde qui craque de toutes parts, les milléniaux absorbent les chocs pour leurs enfants, réparent les failles du passé et inventent un avenir plus doux.
Imaginez : des espions de la DGSE, des gendarmes du GIGN, des officiers de la DGSI, et même les protecteurs les plus proches de l'Élysée, traqués non par des drones russes ou des agents chinois, mais par... leurs propres smartphones.
Certains ont pu s'étonner de la violence qui, de Caroline Fourest à Gilles Verdez, s'est abattue à mon sujet ces derniers jours, unilatérale, gratuite et sans aucune forme de contradictoire.
Elle n'est que l'expression d'une frustration grandissante, d'une part, de leur incapacité à nous éliminer, d'autre part, de ce que notre persistance révèle de la médiocrité de vies sans oeuvre ni talent, mais surtout sans fruit ni idées, passées à courir derrière l'autre et commenter l'existant.
Alors, quand ils voient un jeune homme qui non seulement a un métier, mais, sinon un talent, du moins quinze ouvrages, quelques gestes de courage et une certaine ténacité face à l'adversité, continuer à vivre, défendre, lutter, se tenir aux côtés de ceux qu'ils honnissent, des plus fragiles de la société, ils ne peuvent contenir leur rage, ni la masquer.
Il n'y a pas à s'en inquiéter, mais à s'en féliciter: leur opération de communication, pitoyable, a échoué. Les moyens terribles, investis pour la façonner, mobilisant de la magistrature à l'ordre en passant par gendarmes et policiers dans tout le pays, et évidemment, les médias, n'ont produit rien qu'une détestation et un rire croissants à leur égard.
Dégustez leur impuissance, eux qui, au royaume du mensonge et de l'inversion, en sont désormais réduits à contempler leur chute.
Après avoir orchestré le néant, des années durant, les voilà fracassés par la lassitude accumulée.
Plus personne n'est dupe.
Ils vont tomber.
Certains ont pu s'étonner de la violence qui, de Caroline Fourest à Gilles Verdez, s'est abattue à mon sujet ces derniers jours, unilatérale, gratuite et sans aucune forme de contradictoire.
Elle n'est que l'expression d'une frustration grandissante, d'une part, de leur… pic.twitter.com/mg2so1FWld
Élève à l’école Alsacienne, diplômé à Science-Po Paris puis à l’ENS, il est aujourd’hui avocat, notamment de WikiLeaks et de Julian Assange. Il est l’auteur de Crépuscule, vendu à 180 000 exemplaires.
Inscrivez-vous pour recevoir les newsletters dans votre boîte mail. Des tribunes et débats de société + Des contenus originaux + Une information alternative et prédictive