La France au bord d'une crise économique inédite
En ce 28 août 2025, la France vacille au bord d'un précipice économique inédit, une crise qui surgira comme un ouragan imprévu, balayant des décennies de certitudes.
Mathilde Brasilier, 45 ans à l’époque. C’est une photomaton de 2005 prise juste après que son père incestueux, Jean-Marie Brasilier, se suicide. Quatre ans après que celui-ci fut mis en examen sur plainte de sa petite fille Elsa.Mathilde Brasilier
Des incestes à caractère pédophile, on retient l’enfer vécu par la victime et l’identité du prédateur. Mais la discrétion prévaut généralement sur ceux qui auraient pu intervenir et ne l’ont pas fait, sur ces adultes référents qui ont soit regardé ailleurs, soit refoulé, soit fait mine de ne pas comprendre, soit sciemment travesti l’évidence. Sur toutes ces lâchetés minuscules ou majeures, sur toutes ces complicités passives ou actives, l’omerta ou une certaine mansuétude perdure.
Or l’inceste est toujours une « construction » collective. Mathilde Brasilier a été l’une des toutes premières françaises victimes d’inceste, de l’âge de 3 ans à 10 ans, à s’exprimer publiquement sur les faits. Elle a décidé aujourd’hui d’aller beaucoup plus loin en évoquant les acteurs de l‘univers incestuel familial, amical, et relationnel du théâtre bourgeois germanopratin des années cinquante à aujourd’hui.
Une distribution d’excellence : un père Prix de Rome d’architecture, des personnalités artistiques ou littéraires de renom, le peintre Balthus ou le romancier Gabriel Matzneff, un médecin de famille du Tout-Paris qui ne voit rien, un expert psychiatre auprès du tribunal tout aussi myope, de bien singulières soirées à la Villa Médicis, des souplex cadenassés à l’Agence d’architecture du père ou chez Balthus… Et aussi les ombres de Gainsbourg ou de Jean-Marie Le Pen.
Enfin bien sûr : l’omniprésente mère de Mathilde Brasilier.
C’est seulement à l’âge de quarante ans que le souvenir des viols répétés et continus perpétrés parfois sous chloroforme par son père a pu être remémoré par Mathilde. A la faveur d’une analyse avec la psychanalyste Catherine Dolto en 1999.
Une plainte (2001) est déposée par la fille de Mathilde qui accuse le propre père de Mathilde d’attouchements sexuels. Plainte aussi contre sa mère pour non-dénonciation de faits dont elle avait connaissance. Une instruction classée sans suite pour insuffisance de preuve malgré un remarquable et accablant travail d’enquête des policiers. Une décision confirmée en appel et en cassation. En 2019, Mathilde publie un livre aux Éditions de l’Harmattan « Le jour, la nuit, l’inceste » et multiplie les prises de parole. Dernière en date : le podcast de l’émission « Les Pieds sur terre » (France Culture) du 27 juillet 2023 : « Quand l’inceste refait surface ». Ici, elle va pour la première fois beaucoup plus loin. Elle démonte l’écosystème de l’omerta dans la bourgeoisie de Saint-Germain-des-Prés.
Coïncidence : Libération publiait hier sur son site le début d’une enquête terrifiante en six épisodes concernant les agissements d’une bande pédocriminelle dite de « la rue du Bac ». Mêmes années, même Saint-Germain-des-Prés, et même Gabriel Matzneff à la manœuvre. La principale victime, Inès Chatin, violée aux mêmes âges que Mathilde Brasilier, met notamment en cause devant les policiers deux grandes figures de la presse : Claude Imbert et Jean -François Revel.
Mathilde Brasilier : Oui, chacun des membres de la famille a été extrêmement fragilisé, chacun est entré dans la vie d’adulte avec des séquelles physiques et psychologiques. Ainsi, le jour même où ma sœur aînée a appris le décès de mon père, elle a eu un AVC et est restée plusieurs semaines dans le coma. Elle savait ce qui m’était arrivé.
Elle est décédée il y a 6 mois des conséquences de sa fragilité cardiaque. Je m’étais toujours étonnée enfant de la voir parfois jeter ses sous-vêtements dans la cheminée plutôt que dans la machine à laver.
Mon frère aîné, décédé en 2022, avait commencé à consommer des stupéfiants à l’âge de 14 ans. Il faisait partie d’un groupe d’adolescents de milieu très aisé du quartier Saint-Germain-des-Prés-Saint-Sulpice. Mon père lui donnait tout l’argent qu’il demandait. Par la suite, il est devenu proche de Serge Gainsbourg et se rendait fréquemment à des soirées à son domicile rue de Verneuil. Mon seul frère vivant actuellement et qui est peintre s’est expatrié à Athènes.
Mon père avait deux frères et une sœur. Deux de mes cousins germains se sont suicidés au même âge que mon frère. Mon dernier cousin suicidé deux années après mon frère est allé voir mon père, avant de se suicider dans le bois qui est à proximité du château de famille, où séjournait mon père fréquemment.
Les cinq enfants de Jean-Marie Brasilier et de son épouse Françoise. En bas à droite Mathilde et son frère Fabien. En bas à gauche Isabelle. En haut : les deux frères : Benoit et Denis. Crédit: Mathilde Brasilier
Ma mère était une femme de caractère, particulièrement intelligente et très douée sur le plan artistique. De plus, c’était une femme très belle, solaire. Elle avait une allure féminine particulièrement distinguée. Elle était sculpteur de profession et pianiste depuis son plus jeune âge. A 16 ans, en 1939, elle avait été reçue au Conservatoire National de Paris. Comme la guerre a éclaté, ses parents n’avaient pas voulu qu’elle vienne à Paris.
Sa personnalité était très affirmée et elle ne manquait pas une occasion d’exprimer un avis contraire à celui de mon père. Elle craignait qu’il fasse du mal à ses enfants et elle était plutôt vigilante mais ne pouvait pas l’être continuellement. Lorsque mon père tardait à revenir depuis son agence située rue Antoine Dubois, près de l’odéon, jusqu’à l’appartement familial situé dans une rue parallèle, rue Dupuytren, ma mère élevait le ton lui reprochant de ne pas être à l’heure.
La maman de Mathilde Brasilier. Crédit: Mathilde Brasilier
Oui, la complexité intime de ces deux êtes est parfois insondable.
L’hypothèse de l’emprise matérielle ou psychologique pour ma mère est tout sauf évidente. Mon père est certes Prix de Rome mais à part son statut d’enseignant aux Beaux-Arts et autres commissions spécialisées sur le patrimoine, il ne gagne pas des mille et des cents avec son cabinet d’architecte. En fait, il perd la plupart des appels d’offres. C’est bien ma mère qui tient les cordons de la bourse. C’est sa famille qui a assuré l’achat de son agence d’architecture et de l’appartement. C’est ma mère qui tient la dragée haute face à mon père dans la gestion de la famille Brasilier.
Ou encore quand il nous emmène chez le peintre Balthus Cour de Rohan. Ou durant de longues heures dans son agence d’architecture rue Antoine Dubois. Ma mère est d’ailleurs sans illusion quant aux raisons du suicide de mon frère Fabien : « C’est la faute de papa. Tout est de la faute de papa », nous dit-elle alors. Mais elle ne le répète jamais en public et n’explique rien de plus alors qu’elle avait été amenée, furieuse, à extraire ma propre fille du lit de son mari. En fait, mon père est depuis toujours très souvent absent de l’appartement familial d’Odéon. Il est souvent parti dans sa maison familiale avec sa voiture, une Triumph Spitfire 2 places, alors qu’il a 5 enfants.
Mariage de Jean-Marie Brasilier avec Françoise Fagot le 28 juillet 1952 à Dole. Crédit: Mathilde Brasilier
Il faut comprendre qu’elle était très attachée au milieu culturel de Saint-Germain-des-Prés. Elle menaçait parfois, encore que rarement, de divorcer mais elle n’aurait jamais engagé une procédure. Trop attachée qu’elle était aux convenances bourgeoises de l’époque. Je pense qu’elle a poursuivi sa vie auprès de son mari, estimant que ses déviances sexuelles allaient s’arrêter. Elle voulait croire à l’image d’une famille idéalement heureuse. D’autre part, c’était un homme dont elle avait été éperdument amoureuse.
Lorsque à quarante ans, je lui ai révélé mes souvenirs, il y a d’abord eu une phase de déni.
Oui il y avait Gabriel Matzneff, mais aussi les écrivains Michel Tournier et Emil Cioran et surtout aussi le très présent peintre Balthus. Balthus chez qui mon père m’emmenait parfois. Balthus habitait aussi tout à côté de St-Germain, Cour de Rohan. Chez lui, comme dans l’agence d’architecture de mon père, il y avait une pièce en sous-sol où se trouvaient des enfants. On m’avait dit que c’était pour jouer avec la fille de Balthus : or, j’apprendrai plus tard que Balthus n’a pas eu de fille…
Il faut que vous sachiez que mon père m’avait surnommé « Bonne » et mon frère cadet « Mignon ». J’ai appris plus tard qu’il s’agissait des noms que le marquis de Sade donnait à certains de ses personnages dans : « Justine ou les malheurs de la vertu ».
Son agence d’architecture était située sur l’enceinte de Philippe Auguste près du Couvent des Cordeliers. Un espace très vaste, tout en pierre voûtée. Mon père avait élaboré en sous-sol un système de trappe blindée fonctionnant sur vérin hydraulique. Ce qui permettait d’isoler complètement l’espace souterrain où il commettait des actes pervers mais également et officiellement des réunions de la SADG (Société des Architectes Diplômés par le Gouvernement).
Le père de Mathilde Brasilier. Crédit: Mathilde Brasilier.
Premier Prix de Rome d’architecture en 1957, mon père et toute la famille se transfèrent de 1957 à 1962 à la Villa Médicis, logés dans un des pavillons avec un atelier d’architecture dans la Villa même. C’est là que j’ai vécu mes trois premières années. Plus tard, ma mère me confiera que des soirées privées très fermées étaient organisées dans ce lieu. Et des jeunes filles étaient venues ensuite se plaindre à ma mère d’agressions subies lors de ces soirées… Balthus deviendra Directeur de la Villa en 1961 après Jacques Ibert.
Aquarelle de Jacques Brasilier, représentant le quartier de Trastevere à Rome, vers 1959-1960. Crédit: Brasilier
Au début des années 1960, les actes pédophiles n’étaient pas judiciairement condamnés bien que condamnables et reconnus comme des crimes. C’était flou. De plus, plusieurs écrivains notoirement reconnus, soutenaient les œuvres de Gabriel Matzneff (Philippe Sollers, Sartre, Simone de Beauvoir). Je comprends encore mieux le suicide de mon frère. Lui qui un jour à la table familiale a répliqué sèchement à mon père qui lui reprochait de ne pas parler : « Après ce que m’as fait, je n’ai plus rien à te dire ». Lorsque l’on a conscience d’une enveloppe corporelle qui n’est plus intacte puisqu’elle a perdu son « innocence », l’existence s’avère extrêmement difficile. Catherine Dolto utilisait alors la métaphore d’une coquille d’œuf qui a été brisée…
En effet. J’avoue avoir été très troublée par cette remarque que j’avais trouvée inappropriée et injuste. Cependant, il me faut vous dire que ma fille Elsa, suite à son dépôt de plainte, m’a confié que ma mère avait pour habitude de mettre une serviette-éponge dans son lit, lorsqu’elle dormait rue Dupuytren chez mes parents. Après le suicide de mon frère Fabien, mes parents ont vite fait chambre à part. Lorsque mes enfants venaient chez leurs grands-parents, ils dormaient dans la chambre de ma mère. Elsa me racontait cependant que mon père lui lisait des livres le soir ou le matin dans sa chambre.
Je pense que lorsque ma mère a surpris mon père lorsque j’avais 2 ans et demi, elle a été très troublée, très inquiète, très choquée. Néanmoins, elle a dû penser que les faits ne se reproduiraient pas, du fait qu’elle avait sévèrement « grondé » son mari… Lorsqu’elle lui faisait des reproches, c’était un peu comme une mère qui punit un enfant qui a commis une bêtise.
D’autre part, je pense qu’elle a mesuré les conséquences des actes de son mari, seulement lorsqu’elle a perdu son fils. Sans évoquer les actes commis par mon père, elle l’a toujours rendu responsable de la mort de son fils. Et depuis le 6 mars 1985, ma mère a manifesté une véritable animosité à son égard. En 2002, alors que je retrouvais régulièrement ma mère au restaurant Bofinger, près de mon domicile, elle m’avait dit un jour en me quittant : « Ce n’est pas à cause d’un problème de pédophilie par rapport à papa que tu ne veux plus que ta fille Elsa vienne chez nous ? ». Je lui avais répondu : « Maman, puisque tu poses la question, tu la connais la réponse »
Mathilde Brasilier, âgée de 10 ans. Crédit: Mathilde Brasilier
Oui, et c’est le même médecin – il soignait nombre de personnalités du Tout-Paris qui fait interner sans hésiter une seconde mon père dans une clinique psychiatrique située au château de Suresnes. Malheureusement, le directeur de l’établissement refusera plus tard, lors de l’instruction judiciaire, de nous communiquer le dossier psychiatrique de mon père. Au nom du secret médical. La magistrate qui avait la possibilité de l’obtenir n’en a pas fait pas la demande. Une accumulation de micro-omissions, de petits mensonges, qui font une grande omerta.
Ma mère cache la lettre dans un tiroir fermé à clé. La thèse de l’accident prévaudra dans l’annonce des obsèques à Saint-Germain-des-Prés, publiée dans Le Monde et Le Figaro… J’irai pourtant porter la lettre de mon frère lors de ma convocation par les services de police les jours qui suivent.
C’était pathétique. Ainsi que je le décris dans mon livre, l’ambiance de l’appartement familial était celle d’une journée ordinaire. Ma mère n’a jamais pleuré. Mon père a même dit haut et fort : « C’est déjà très bien de vivre 24 ans ! ». Je lui ai rétorqué que je ne pouvais pas entendre ça. Mes parents ont continué à soutenir la thèse invraisemblable de l’accident auprès des personnes qui venaient présenter leurs condoléances.
J’ai dit haut et fort que Fabien s’était suicidé et que par respect pour lui, il n’était pas question de déblatérer des mensonges. L’ambiance était d’autant plus pathétique que mes parents n’affichaient aucune tristesse. Un détail… Ma mère m’a montré qu’elle avait préparé une bonne pizza la veille et que c’était dommage que Fabien ne soit pas rentré de Beaubourg pour la manger !
Lorsque mes parents ont évoqué l’obligation d’aller à la morgue reconnaître le corps de Fabien, ma mère a affirmé qu’elle ne se sentait pas capable. C’est mon père qui y est allé. Il est revenu en disant : « Il était très beau, comme il a toujours été ». Le rapport de police transmis par le Procureur de la République fait pourtant état d’un corps « brisé en mille morceaux ». Puis, ma mère m’a chargée d’aller voir le prêtre de Saint-Germain pour préparer les obsèques, me précisant qu’il valait mieux éviter de dire qu’il s’était suicidé… L’église Saint-Germain-des-Prés était pleine, mes parents n’ont pas versé une larme. Il y avait à l’évidence un malaise.
Fabien Brasilier, frère de Mathilde, s’est suicidé. Crédit: Mathilde Brasilier
Ces trois conclusions d’expertises (celle sur mon père, celle sur ma mère et celle concernant ma fille Elsa) ont été bâclées autant sur l’analyse que pour la forme. Exemple : alors que Roland Coutanceau m’avait conviée à une confrontation avec ma mère, le rapport a été supprimé du dossier au pénal. Ce que j’avais dénoncé auprès de la Juge Marie-Françoise Verdun qui a instruit le dossier. Lors de cette confrontation, en effet, ma mère avait lâché une réflexion capitale à mon endroit : « Si tu ne m’avais pas laissé tes enfants, il ne serait rien arrivé ! ». Je me suis alors tournée vers Roland Coutanceau en lui disant : « Notez qu’il est bien arrivé quelque chose… ». Sans suite. Sans trace.
Elle est indigente. Elle tient en 15- 20 lignes. Elle affirme sans le moindre argumentaire que mon père est hétérosexuel et qu’il n’est pas pédophile. Citation : « C’est un sujet fier s’étant investi de façon passionnée dans son travail d’architecte soulignant son goût pour l’art et la beauté/…/ C’est un sujet hétérosexuel ne présentant pas de tonalité pédophilique spécifique ». « Concernant les faits, il les nie. Il se déclare très surpris. Il n’exclut pas une machination de la part de son gendre. Il émet également l’hypothèse « que les enfants ont trop regardé la télévision ». Fermez le ban.
Oui. Certains membres de la famille maternelle avaient effectivement perçu une ambiguïté chez mon père. La plupart n’ont pas été étonnés lorsqu’ils ont appris les actes pédocriminels. Il faut savoir que c’est mon grand-père qui avait financé l’achat de l’appartement rue Dupuytren ainsi que celui de l’agence d’architecture située rue Antoine-Dubois. Pour ma mère, en revanche, l’inceste n’était pas envisageable dans notre milieu.
A la fin de sa vie, elle n’a eu de cesse de dire : « Je n’ai pas été assez vigilante ». Elle est morte avec ce poids de la culpabilité et je comprenais moi-même l’engrenage dans lequel elle s’est trouvée pour ne pas s’être séparée de mon père. Sur la fin de sa vie, oui, elle regrettait.
Mathilde Brasilier, son petit frère Fabien et le grand frère ainé Denis. Crédit: Mathilde Brasilier
Ce qui nous avait tous pour le moins étonnés, c’est qu’elle avait formulé une demande pour être visiteuse de prison à Fresnes. Elle a suivi un détenu qui avait « coupé sa femme » en morceaux et j’avoue que nous avions trouvé sa démarche passablement étrange. Je devais avoir 12, 13 ans… Durant des années, ma mère est allée à Fresnes en apportant de nombreux manuels scolaires afin que « son prisonnier » reprenne des études. Elle lui achetait également beaucoup de vêtements, de friandises. Au bout de plusieurs années, le prisonnier a obtenu des remises de peine, il est sorti et est allé voir ma mère jusqu’à sa mort plusieurs fois par an. Je ne peux m’empêcher de voir là une forme d’expiation.
Une certitude : le « Jouissez sans entrave » n’est plus de mise. Mais c’est seulement depuis ces quatre dernières années que la parole se libère, notamment grâce aux prises de parole de Christine Angot. Son film « Une famille » sorti en mars 2024 illustre parfaitement ce changement de posture sociétal entre les années 1990 et 2024. Néanmoins, le tabou persiste. Preuve en sont, les réactions au sein même de la cellule familiale qui reflètent presque toujours l’éclatement et la rupture entre celui qui dévoile et ceux qui refusent cette vérité et se réfugient dans le mensonge.
Dès que Jean-Marie Le Pen a été médiatisé, mon père a adhéré à son parti, s’impliquant directement aux réunions ainsi qu’aux défilés du 1er mai alors qu’il était filmé par les journalistes TV. J’avais moi-même eu connaissance de ce ralliement par des personnes qui avaient identifié mon père à la télévision au bras de Jean-Marie Le Pen. Ma mère m’avait alors confirmé ce lien très proche qu’elle réprouvait totalement.
Source : Challenges
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