Art

Taryn Simon ou la violence de la réalité

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Si Taryn Simon était reporter, on dirait qu’elle informe. Mais la New-Yorkaise est artiste, alors on dit qu’elle dérange. Pour Taryn Simon, c’est le sens qui prime. Regarder un cliché de l’artiste de 36 ans, c’est comme se voir attraper fermement par la nuque et être obligé de regarder la réalité en face. Son dernier travail Contraband, réunit 1075 photos d’objets prohibés, illégaux ou contrefaits. Une façon de pointer la logique économique et la rigueur légale qui en découle. Unfamilliar révéle les lieux insoupçonnés, mystérieux, interdits au grand public. Mais notre coup de cœur revient à The Innocents. Une série de portraits des prisonniers américains, enfermés à tort. Le trait de génie de Taryn est d’avoir mis en scène les innocents sur la scène du crime, le lieu de leur arrestation ou le lieu de leur alibi. Percutant.

Série « The Innocents »

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Publié le 27/05/2011