Art

Kourtney Roy : Edward Hopper sort de ce corps [de femme]

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Kourtney Roy, c’est un peu la doublure de Hitchcock pour la photographie, la Edward Hopper 2.0, la Melville au féminin. Ses images sont toutes énigmatiques, mettant en scène souvent des personnages de femmes mélancoliques ou esseulées. On se surprend à en chercher la raison, élucider des mystères qui n’existent probablement pas, et on se retrouvent hantés par nos propres images.
Des souvenirs fragmentés entre réalité et fiction, quotidien et cinéma se bousculent dans ses images.
On a du mal à croire que cette photographe canadienne est née en 1981 tant son univers est imprégné d’une atmosphère qui rappellent les instants immobiles qu’Hopper a su immortaliser dans ses peintures. Le seul indice qui nous a fait penser qu’elle était contemporaine, sont ses autoportraits, dans lesquels elle incarne avec décalage des femmes étranges et absentes dans des mises en scène absurdes.

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Née en 1981 en Ontario (Canada) où elle a grandi, Kourtney Roy effectue des études de Beaux-Arts à Vancouver. A la frontière de l’art et de la mode, son travail montre les influences croisées entre ces deux mondes. Elle explore, dans son travail, les aspects sublimes et étranges de la vie du quotidien, dans des mises en scènes teintées de mystère.

Kourtney Roy a été lauréate de plusieurs prix : Prix Picto en 2007, Screenings award à Berlin en 2008, Emiliy Award à Vancouver en 2012.

Son travail est exposé pour la première fois en 2008, notamment à Arles, puis à Cabourg en 2010 et Shangai en 2011. En 2012, Kourtney Roy participe au festival Circulation(s) et est exposée à la galerie Hug ainsi qu’au festival de Vevey en Suisse. Elle a réalisé également une série inédite sur Deauville dans le cadre du festival Planches Contact, et a participé au Head On Photo Festival à Sydney en 2013.
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Publié le 23/05/2016