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Kev Adams est à la jeunesse ce que la drogue est à l’abstinent

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C’est un enfant gâté (son père travaille dans l’immobilier et sa mère dans la finance) qui a toujours cru que le monde était fait pour lui faire plaisir et n’a jamais été capable de ressentir les choses au-delà de cet infantilisme affectif.
Voilà pour son bref portrait psychologique.

Pour le reste, il est choquant de voir des « humoristes » comme Kev se survivre, ils devraient changer de nom en même temps qu’ils se vulgarisent…
Sans doute a t-il conscience de sa faillite à venir. Ce qui doit provoquer sa bave sur les plateaux tv et dans les journaux pour jeunes filles en fleurs.

En à peine 7 ans de « carrière » ce garçon de 25 ans a déjà une montgolfière à la place de la tête. D’une suffisance sans nom, il se jouit dessus dès qu’il ouvre la bouche.
Il ne s’adresse pas à son  » public » mais à lui même, à son ego, à son petit nombril. Jamais un « comédien » n’aura, avant de fêter ses 30 ans dégouliné d’autant de narcissisme. Un tel contentement de soi méritait bien qu’on s’intéresse à lui.

Celui qui est co-produit par Xavier Niel, simplement parce que son fils est fan de lui (mais pour combien de temps encore?) fait tourner la tête des producteurs tant le retour sur investissement est bon. Kev Adams c’est la Française des Jeux, en mieux. Son dernier quinquennat est une machine à cash. Tu le grattes dans le casting et tu gagnes à tous les coups (mais pour combien de temps encore?).

Quel avenir donc pour celui qui va perdre chaque année un peu plus d’adolescents, ces derniers grandissant auront du mal à reconnaître (et surtout à assumer) qu’ils étaient « fans » de ses « films » ou de ses « spectacles ». Que va t-il alors arriver au petit génie du cinéma français ? La même chose qu’à Loana, Hanouna ou Nabilla ? Probablement. Que va t-il advenir quand les petites têtes blondes décrocheront leurs posters des toilettes ? Une reconversion dans des pubs pour coiffure Jacques Dessange ? Parce que si on peut lui reconnaitre une qualité, c’est bien son sens de la capillarité.

A l’heure où la jeunesse française a besoin de tout sauf de son ricanement suffisant, pourquoi ne s’engage t-il pas ? S’il est aussi influent qu’il le suggère, pourquoi ne propose t-il pas d’autre option républicaine et culturelle au pays qui l’a rendu riche ?

Si Kev Adams c’est 18 millions de spectateurs au cinéma et 12 millions d’euros sur scène, pourquoi personne ne lui explique gentiment que normalement l’humour devrait être une idiotie intelligente, un art d’exister ou tout simplement une impolitesse du désespoir. Et non un petit homme arrogant gesticulant pour faire oublier sa vacuité.

On nous a invité à voir chacun de ses films et à chaque fois on a du boire (énormément) pour oublier la fin de chaque projection tant le supplice était insurmontable. Pire qu’une garde à vue menottée en Corée du Nord et peut-être même pire que le dernier film de Guillaume Canet, où ce représentant des « nouveaux illettrés » figure.

Pourtant on aime le réalisateur de ce navet, Romain Levy qu’on avait interviewé dans une autre vie. Mais son erreur (fatale) a été son casting…qui ne donne pas envie de plaisanter avec l’humour. Mais alors pas du tout.

En résumé, nous croyons que l’exercice le plus urgent de la liberté est la destruction idéologique des idoles, surtout quand elles se recommandent de la liberté. Autrement dit, pour être plus direct, Kev Adams est à l’humour ce que l’occupation allemande est à la France.

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Publié le 27/03/2017