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La fabrique des illusions de Jonathan Dee

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Pourquoi lui ?
Parce qu’a l’heure du cynisme de masse, le livre interroge sur l’évolution de la publicité, les origines de l’art et l’avenir de l’être dans une ère consensuelle sans suite apparente.
Parce que les illusions sont définitivement perdues, que la délimitation des frontières n’existe plus. Parce que l’origine du monde,
Parce que même le New-York Times trouvait qu’il contenait trop d’idées.

Ou le lire ?
Au bar du Publicis drugstore, en observant les publicitaires à l’heure du « dèj » pour se dire que l’on a encore de la marge avant d’être dominé par cette espèce en voie de disparition et qu’après tout ce n’est que de la littérature.

Le passage à retenir par cœur ?
«Vous pouvez me demander pourquoi j’ai cette constante du travail comme point de départ, commente l’auteur, mais je ne saurais trop quoi vous répondre. Peut-être parce que le travail est une façon de se définir dans la société, notamment en Amérique. Si vous voulez que vos livres évoquent la fabrique sociale qui nous entoure, c’est une bonne façon de le faire. Beaucoup de romans américains sont construits autour de la famille, et pour moi c’est une raison suffisante pour essayer d’écrire autour d’autre chose.»

À qui l’offrir ?

A vos parents si vous êtes communicants, en espérant qu’ils comprennent enfin votre métier.
Ou à votre pote cadre sup dans les finances, pour qu’il comprennent que les C++ ne sont qu’illusion et que les logos et autre login vont bientôt le mettre au chômage. Que l’image est virtuelle autant que ses chiffres et l’empêchera (peut-être) de se suicider du haut du 25eme étage apres trente de bons et loyaux services jusqu’au jour ou un jeune loup viendra prendre sa place parce qu’il était has been.

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"Nous sommes ici pour faire de l’art. Nous le ferons dans un décor communautaire. Néanmoins, cela ne veut pas dire que vous allez entendre toutes ces conneries sur « l’esprit d’équipe » auxquelles vous avez peut être eu droit dans certaines boîtes où vous avez travaillé." "Je crois à la coopération, mais pas aux dépens de l’émergence du génie individuel. Aucune grande œuvre d’art n’est jamais née d’une décision de comité. La grandeur est un pur produit de la conscience individuelle."
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Publié le 12/03/2013