Photographie

Sandra Torralba psychanalyse la pornographie comme personne

+1+2+3+4+5

Il y a plusieurs année nous vous avions présenté Sandra Torralba comme cela…
Dans une autre vie, Sandra Torralba a été thérapeute sexuelle. Un détail qui n’en est pas un. En voyant sa série, Estranged Sex, qui replace la pornographie dans notre quotidien, on pourrait penser que l’artiste souligne la froideur mécanique, émotionnelle, dans l’industrie porno. Mais, Sandra va beaucoup plus loin.

C’est en fait le concept freudien d’Unheimliche, traduit par une expression dont la puissance métaphorique et poétique n’aurait rien à envier à un Chateaubriand (comme souvent avec les concepts de l’Autrichien), par « l’inquiétante étrangeté ».

Par là, la psychanalyse englobe l’étrange, le mystérieux, le caché au cœur du familier (de ces éléments qui mènent les personnages de K. Dick à la folie par exemple) et qui explique nos malaises avec note propre intimité, comme le souligne l’artiste et l’excellent site Ourageis13.

Sandra Torralba pousse le concept au point de se mettre elle-même en scène, comme pour faire de ses photos une auto-thérapie menant l’œuvre dans des sphères de mise en abyme cathartique à s’en donner le tournis.

Aujourd’hui nous voulions revenir sur son travail, plus contemporain que jamais, pour entrevoir (autrement) la pornographie sous l’œil d’une femme et non de vieux porcs comme Harvey Weinstein ou Terry Richardson…

 

Galerie
Publié le 24/10/2017