Photographie

Mathilde Magnée : Canopée

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Durant ces années d’études à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille au département «la
photographie and Co» , Mathilde Magnée fut sélectionnée par l’atelier de Visu pour participer à une
résidence avec le photographe Antoine d’Agata. Cette rencontre artistique la conforta dans une approche sombre et intense du médium photographique. Par la suite, elle décide d’intégrer la formation Supérieure en photographie de l’École de Vevey en Suisse, dont elle sort également diplômée en 2014.
Son travail nous emmène dans des Odyssées faites de doutes, de fascinations et de répulsions. Il s’agit souvent d’un monde étrange et obscur dans lequel l’artifice se mêle à une nature inquiétante.

Au dessus de la ville se passent les histoires de fenêtres, balcons et terrasses.
Depuis ces ouvertures, ces espaces, on regarde avec hauteur la rue et ses mouvements. C’est un point de vue privilégié, en retrait, propice à la rêverie. Cette position d’observateur hors du temps
est à rapprocher du regard que la photographe Mathilde Magnée offre de ses clichés. Séduction
de l’image qui joue son propre jeu, appel à la contemplation, mais aussi hiatus : rien n’est
définitivement donné, l’image ne se digère pas.
Le titre Canopée superpose l’urbain et sa réalité à la forêt, son ambiance sombre et touffue. Que
se passe t-il au delà des arbres, au dessus de la ville ?
Cette série est sous le signe de l’oxymore, puisqu’elle a pour cadre la nuit. La lumière y est artifice et se déploie en reflets paillettes, surfaces réfléchissantes viennent souligner un détail, une courbe. Au dessus de la ville se passent les histoires qui ne touchent pas terre, les divagations.

Exposition du 6 au 12 juillet à Arles dans le Garage de l’hôtel Nord Pinus (rue Fanton).
Par la suite, exposition itinérante proposée aux agences de publicité, maisons de production, sociétés membres du Club des Directeurs Artistiques qui souhaitent animer et soutenir les filières de la photographie.

Galerie
Publié le 01/07/2015