Photographie

Jean-Daniel Lorieux : toutes les femmes en étaient folles

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Né en 1937, Jean-Daniel Lorieux est un photographe trop méconnu en France, légèrement éclipsé par  la célébrité et la médiatisation de certains de ses congénères comme Jean-Paul Goude ou Jean-Baptiste Mondino qui n’ont pourtant rien à lui envier.
Son histoire est somme toute banale, mais sa carrière et les rencontres qu’il fera dans sa vie sont assez romanesques.

Par exemple, Jean-Daniel Lorieux a été le « presque » futur époux de Cécilia Attias ex Sarkozy… dont il a lancé la carrière de mannequin.
L’ayant repérée alors qu’elle avait 25 ans et lui 45, engagé pour une mission de photographe pour les parents de Cécilia, elle deviendra son assistante puis son amante, avant de planter les 500 personnes invitées en grande pompe pour leur mariage… En effet, il semblerait que la « dot » réclamée par les parents de Cécilia ait parue trop élevée au photographe qui les enverra tout naturellement promener.

Témoin d’une époque ou rien n’était impossible, il s’est engagé dans différentes voies, comme la campagne de Chirac pour les législatives de 1988, a photographié Nelson Mandela, James Brown, Linda Evangelista, Claudia Cardinale, côtoyé Andy Warhol, David Lynch et réalisé de magnifiques campagnes pour Céline, La Maison Dior ou Rabanne.
Pote de Stéphanie de Monaco c’est lui qui a réalisé le fameux clip « Comme un ouragan » tout en étant proches de Claude et Bernadette.
Caméléon mondain, publicitaire nomade, il squatte un temps l’appartement juste en dessous de celui de … Carla Bruni.
Il est fait chevalier des Arts et des Lettres en 1997, de la Légion d’Honneur en 2003 et décoré du Maintien de l’ordre pour deux ans de Guerre d’Algérie (ou il effectua son service militaire en tant que photographe-cinéaste…).

Pendant près de 20 Jean-Daniel Lorieux a immortalisé une époque, avec optimisme et légèreté. L’esthète qui aimait les femmes réalisera des milliers d’images aux ciels bleus, aux couleurs vives baignées de soleil. Vivant et hyperactif, le photographe qui a connu les grandes heures de la mode avant qu’elle ne se pervertisse se devait d’avoir ces quelques lignes ici.

Non par nostalgie, mais parce que ses photos sont simplement emprises d’un vent de liberté que les jeunes générations n’ont pas connu.

 

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Publié le 03/03/2016