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Mais que sont devenus les branchés de la fin du siècle dernier ?

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Dans le monde post-Weinstein, nous sommes en train d’arriver à la fin de l’ère où l’élite intellectuelle se résumait à une poignée de gens riches et célèbres. Il nous a semblé pertinent de regarder une derrière fois dans le rétroviseur celles et ceux qui ont occupé trop longtemps le devant de la scène parisienne, à savoir les branchés fin XXe siècle.

Vous savez, toutes celles et ceux qui aiment David Bowie à s’en ouvrir les veines. Ou qui racontent regarder les films de David Lynch en boucle tout en admirant follement l’acteur Vincent Gallo qui pour eux est un génie proche de Dieu. Un peu comme Terry Richardson ou Harmony Korine.

Heureusement pour nous, le caractère arbitraire du pouvoir social n’est plus à prouver. Personne de toute façon ne voulait bouleverser la hiérarchie de la cour parce que personne ne voulait être expulsé du château. Les sièges au premier rang, les réceptions au champagne, l’attention des paparazzis, qui voulait perdre ces privilèges spéciaux, gagnés à la dure depuis des années d’obéissance ?

La France de la Révolution Française et de la fin des privilèges avait donné naissance finalement à bien pire, à savoir une nouvelle aristocratie cachée. Une société de cour qui n’avait rien a envier à l’Ancien Régime.

Cet entre-soi népotique était devenu absolument invivable. Les dynasties ne se sont jamais aussi bien portées. La célébrité, l’argent et même le talent se transmettent plus que jamais par le sang. A l’images des Spams, les « filles et fils de » ainsi que les «branchés» n’ont plus aucune pertinence au XXIe siècle, ils sont un gang inapproprié et répétitif.

Malgré tout, voici pour les plus nostalgiques d’entre vous, un tour d’horizon de ce que sont devenu une partie des anciens branchés, au mieux des outils d’entreprise, au pire des constructions culturelles frauduleuses, intellectuellement criminelles.

Frédéric Beigbeder fait des films de vieux que les jeunes ne regardent plus, normal il est devenu chroniqueur littéraire pour le Figaro de papy.

Ariel Wizman est devenu pigiste pour Vice France.

André Saraiva ferme tous ses lieux les uns après les autres, en expliquant que ce n’est pas parce que ça ne marche pas mais c’est parce que c’était des expériences artistiques. LOL.

Olivier Zahm va arrêter son magazine Purple après 25 ans parce que plus personne ne l’ouvre et continuera probablement de fournir des filles de joie à ses clients.

Pedro Winter ne fait plus vraiment dans les nouvelles générations, est-il toujours en activité, personne ne le sait vraiment.

Thomas Lélu est devenu un employé comme un autre d’une société de production publicitaire à la dérive.

Nadège Winter essaye de jouer la Dame Claude avec des pré-adolescentes pour le magazine Twenty.

Ora-Ito n’est plus que l’ombre de lui-même peut-être parce qu’il est devenu le designer le plus détesté de France.

Arielle Dombasle est plus googliser pour sa sodomie avec Klaus Kinski que pour ses performances artistiques.

Virginie Mouzat reste et restera à l’image du titre de son premier roman, Une femme sans qualités.

Julia Restoin Roitfeld pense toujours qu’elle a autant de talent que sa maman, personne n’ose lui dire la vérité par peur de la voir pleurer. Un point en commun avec Virginie Courtin-Clarins.

Sarah Andelman quant à elle est resté bloquée au XXe siècle continue de penser qu’elle a révolutionné l’univers du concept store, tout le monde lui laisse croire, il ne faut jamais retirer les certitudes qui tiennent en vie les gens.

Alexandre de Betak, qui est au dandysme ce que Kim Kardashian est à l’élégance, reste une large imposture à destination de la presse féminine.

Cathy Guetta n’est plus qu’une caricature d’elle-même oubliée dans un after à Ibiza il y a des années. A ce qu’on raconte, personne ne serait venu la chercher. Depuis silence radio.

Vincent Darré, qui est à l’aristocratie contemporaine ce que Jean-Yves le Fur est à l’ancien-régime, reste dans une posture néandertalienne, espérant à tout prix conserver ses privilèges et son petit monde de confort.

Jennifer Eymère, prêtresse de l’étalage du vide contemporain donnerait presque l’envie aux féministes d’arrêter de se battre.

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Publié le 08/12/2017