Mode

PSYCHEDELIC [INVESTIGATIONS] s/O

+1+2+3+4+5

VOGUE en tant que symbole est une plateforme de propagande. Le scénario éditorial et les acteurs éditoriaux dévoilent le récit de l’éditeur sur une scène mondiale. Nous NOT VOGUE nous interprétons l’action éditoriale qui en résulte comme contenant et transmettant un message extrêmement destructeur lorsqu’il est impossible de révéler la communication sous-jacente et la structure du système de distribution.

Cette commande est la suivante:
Nous, les rédacteurs des 23 éditions internationales du magazine et des sites Web de VOGUE, dicterons à nos lecteurs le sens de l’individualité.
Nous dicterons ce que vous devez acheter pour trouver le bonheur. Nous dicterons sans relâche qui vous aspirerez à être.
Nous, les rédacteurs de VOGUE, le ferons pour toute votre vie. Maintenant, bien sûr, il y a le message éditorial de marchandisation plus profond et la structure sociétale généralisée.
Nous, éditeurs de VOGUE, sommes payés pour faire croire aux lecteurs que la narration de la mode et le récit de la société [célébrité] sont déterminés de manière indépendante.

Le message le plus vrai du signe VOGUE – et, plus profondément encore, le nom même – agissant comme un symbole du goût éclairé avec autorité est en fait un subterfuge de la réalité.
En réalité, les annonceurs dominants (en particulier les conglomérats de mode) contrôlent la direction du contenu éditorial et la hiérarchie sociétale qui en résulte. Et le summum de ce pouvoir est LVMH de Bernard Arnault, KERING de François-Henri Pinault et enfin RICHEMONT de Johann Rupert. Il y a quelques autres joueurs, y compris. S.p.A de Patrizio Bertelli et Miuccia Prada. Ces récents conglomérats industriels de mode sont les véritables suzerains du récit. La prise du vrai pouvoir.

Pour répéter: ils déterminent l’intrigue du conte de fées. Ils déterminent qui obtient la visibilité maximale dans un système plus large (contrôle de soi): la fiction divertissement-mode-sport-gouvernement-société-industrie. En fin de compte, c’est à travers les budgets publicitaires (les conglomérats), leurs spectacles, les ambassadeurs de leurs marques sponsorisées [tweets / instagrams], leurs blogueurs et leurs designers que nous pouvons affirmer: ils sont les dictateurs du 21ème siècle Ils (les Arnaults, les Pinaults, etc.) sont les gardiens de la flamme de la mode en tant que contrôle des consommateurs. Ils sont la source du message hautement destructeur pour tous, qui touche maintenant des milliards de personnes. L’ordre est claire et simple:

AIME NOS LOGOS, CONSOMME NOS MARQUES, AIME NOS PRODUITS, AIME NOS DESIGNERS, SUIS NOUS TOUS LES JOURS, ET LE PLUS IMPORTANT RESTE DANS CET ÉTAT DÉSILLUSIONNÉ TOUTE TA VIE. Alors et seulement alors elle sera remplie et complète.

VOGUE more than a symbol is a propaganda platform. The editorial script and editorial actors unfold their editorial narrative on a global stage.

We, at NOT VOGUE, interpret the resulting editorial action as containing and transmitting a very destructive message when stripping away the conceits, to reveal the underlying communication and the structure of the delivery system. That command is: We the editors of the now 23 international editions of VOGUE magazine and websites will dictate our readers’ sense of selfhood. We will dictate what you have to buy to find happiness. We will dictate non-stop who you will aspire to be. We, the editors of VOGUE, will do this during your entire life. Now, of course, there is a deeper commodified editorial message and commodified societal structure. We, the editors of VOGUE, are paid to make the readers believe that fashion narrative and society [celebrity] narrative are independently determined. The truer message of VOGUE – and, deeper still, the very name – acting as a symbol of authoritatively informed taste is all deflection and subterfuge from the sentient reality. In actuality, the dominant advertisers (in particular the publicly traded fashion conglomerates) control the direction of the editorial content and the resultant societal hierarchy. And the pinnacle of the structure of this power is Bernard Arnault’s LVMH, François-Henri Pinault’s KERING, and lastly Johann Rupert’s RICHEMONT.

There are a few other players, including: Patrizio Bertelli’s and Miuccia Prada’s S.p.A. These recent fashion-industrial conglomerates are the true overlords of the narrative. They hold the real power.
To repeat: They determine the plot of the fairy tale. They determine who gets the maximum visibility within the wider (selfhood control) system: The entertainment-fashion-sports-government-society-industrial fiction. Ultimately it is through their (the conglomerates) advertising budgets, their spectacles, their sponsored brand ambassadors [tweets/instagrams], their bloggers, and their designers that we can state the following: they are the dictators of the 21st century fashion information and protocols. They (the Arnaults, the Pinaults, etc) are the keepers of the flame of fashion as consumer control. They are the source of the highly destructive message to all within shooting distance, which is now billions of people. Their order is resoundingly clear and simple: LOVE OUR LOGOS, CONSUME OUR BRANDS, LOVE OUR PRODUCTS, LOVE OUR DESIGNERS, FOLLOW US ON A DAILY BASIS AND, MOST IMPORTANTLY, UNCRITICALLY, STAY IN THIS DELUSIONAL STATE FOR YOUR ENTIRE LIFE. Then and only then you will be fulfilled and complete.

STEVE OKLYN
New York, NY
July 9, 2013
The WILD Magazine [unpublished]


Galerie
Publié le 03/09/2018