Mode

Le monde de la mode ou l’art de la copulation en chaîne

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Notre travail a été le prolongement au XXIe siècle du processus radical établi par Guy Debord et autres situationnistes. Nous pensons que les derniers travaux de Steve Oklyn [DAISY CHAIN, ECHO CHAMBER, COCK RING] sont à l’avant-garde du journalisme que cette époque exige, à savoir, le journalisme civil.
Steve Oklyn comme Guy Debord pense que le spectacle est présent partout, qu’il régit tout dans les relations entre les personnes, puisque désormais tous les rapports sociaux tendent à devenir des rapports marchands : les rapports sociaux ne sont plus que des rapports de signifiants, autrement dit de simulacres. Ils sont eux-mêmes des simulacres.

Guy Debord a donc en 1967 présenté le concept du spectacle dans La Société du Spectacle et Steve Oklyn a présenté le concept de l’algorithme, en 2016 avec La société des Infiltrationnistes.
Autrement dit, pour infiltrer l’algorithme du monde de la mode les Infiltrationnistes doivent exécuter et exploiter la version d’un nouvel algorithme à un niveau supérieur.
L’objectif du nouvel algorithme est d’inverser la propagande du monde de la mode. L’Infiltrationniste est un spécialiste de la propagande inversée. Le monde de la mode manipule la scène visible. Les Infiltrationnistes fonctionnent sous la scène invisible.

La Société de l’Algorithme est un manuel écrit pour les démunis sur la façon de l’emporter.
Ici, sur ce terrain d’expérimentation disruptif, chaque liste est réalisée grâce à l’ingénierie inversée, qui est l’activité qui consiste à étudier un objet pour en déterminer le fonctionnement interne ou la méthode de fabrication. On parle également de rétroconception.

Notre objectif est bien de destituer le monde de la mode de son pouvoir. Le démunir de son pouvoir en sapant sa légitimité, l’obliger à reconnaître son caractère arbitraire, révéler qu’il opère dans une dimension hypothétique.
Notre objectif est d’exposer le fait qu’il ne fonctionne qu’en tant que circonstance, de rendre transparents ses stratagèmes, ses méthodes et ses tactiques.

Notre but est de révéler comment le monde de la mode, comme toute forme de gouvernement, doit comploter pour survivre. Destituer le pouvoir c’est le ramener à la terre. Tous ces enfoirés constituent l’illusion structurée et soutenue du monde de la mode.

Ce monde promeut des idées progressistes tout étant fondamentalement régressif. La génération des baby-boomers qui possède et exploite le monde de la mode est encore intérieurement jeune dans sa pensée mais ses perspectives d’ouverture sont, à leur image, ridées, décrépies, corrompues et condamnées.

Nous sommes dans une ère de rupture qui prend la forme d’une décadence culturelle, à la fois politique, morale et écologique.
Forcement, nous commençons à être émotionnellement épuisés par l’appauvrissement et la destruction de la civilisation occidentale.
Tout ce que nous voyions est commercial. Ils représentent tous le commerce et n’ont pas d’âme. La totalité des personnes et sociétés impliquées ici sont organisées comme un virus. Ce virus agit comme une propagande culturelle. L’attribut dominant de cette infection culturelle est un état délirant de l’importance de soi. Il est le code de contrôle culturel de cette époque. Le résultat de 50 ans d’infection culturelle.

Nous devons tous être météorologues et étudier de quelle manière le vent souffle.
Toutes les personnes listés ici ne sont pas culturellement pertinentes aux réalités actuelles de la société et de la civilisation occidentale.
Notre opinion est que DIOR ne pourra pas arrêter les balles. Notre société n’a pas un besoin vital de modèles, de créateurs de mode, d’ambassadeurs de marques, et encore moins de la cabale du monde de la mode dont le seul but est l’auto-récompense, l’auto-congratulation, toujours au détriment de la communauté et en particulier de la jeunesse mondiale.

Ils sont aujourd’hui moins de 500 à détenir les règles du jeu qu’ils ont eux-mêmes écrites.

L’ensemble des processus fabriqué par ce petit monde n’est qu’un assemblage de mort. Mort de la beauté. Mort de l’enfance. Mort des droits individuels et de la conscience autodéterminée.
Toutes les personnes assimilées à ce lavage de cerveau sociétal sont coupables de crime de la pensée.

Ils sont organisés comme un virus culturel contagieux conçu pour tuer tout sentiment d’espoir d’une génération entière et TUER littéralement leur conscience. Ce spectacle n’est que désespoir.
Un profond manque d’espoir pour des centaines de millions de personnes privées de leur capacité à développer naturellement leurs propres concepts de bonheur.
Tous les jours les médias du monde nous inondent au sujet du réchauffement climatique. Au sujet de la mort de centaines d’espèces d’organismes naturels.
Qu’est ce que le spectacle offert par le monde de la mode aujourd’hui, si ce n’est la représentation très inquiétante d’un phénomène mondial de réchauffement culturel.
Cette désintégration de notre culture, de notre histoire est rarement signalée.

Steve Oklyn à travers les œuvres DAISY CHAIN, ECHO CHAMBER et COCK RING a lancé un avertissement aux lecteurs de cette publication : Soyez conscients que chaque jour il existe de plus en plus de signes de la mort imminente de notre espèce humaine, à la fois par le réchauffement climatique de la planète, mais aussi, et avec une rapidité égale, par la mort de notre conscience culturelle commune.

Le monde de la mode est né d’un vide, vide dont il avait besoin pour créer. Le monde de la mode a créé un vide encerclant l’individu et chacun de ses adeptes particulièrement le monde de la jeunesse.
Il a créé un vide culturel mondialisé. Cette période de vide a commencé quand la communication a été redéfinie comme une performance impliquant le corps, la rhétorique visuelle et l’habillement. Stratégie et méthode déployée pour remplacer la responsabilité de l’individu et développer une définition originale de soi-même. Le selfie a remplacé le soi.
Destituer le monde de la mode signifie quitter le paradigme du monde de la mode. Cela signifie percevoir le monde non pas comme vide mais au contraire, rempli de vie.

La vérité est que les marques de mode d’aujourd’hui sont organisées exactement comme toute autre institution financière mondiale. Avec un seul ordre du jour: les marges. Des milliards sont dépensés pour créer l’illusion que ce sédatif institutionnalisé ressemble à une industrie créative.
Alors que le monde de la mode est un pollueur mondial géant absolument insoutenable. Le processus de déploiement de nouveaux produits sur une base continue est contraire à toute idée raisonnable de discussion.
Le monde de la mode attaque la structure de l’identité d’un individu. Nous croyons que l’identité individuelle devrait avoir un espace infini pour expérimenter. Le complexe mode-media-industrie veut exactement que le contraire se produise. Son but est de programmer l’individu le plus tôt possible à croire que vivre dans un état d’esprit libre et infini est socialement indésirable.
500 personnes sont en commande de ce contrôle et seulement 100 personnes ont le pouvoir ultime, à savoir la masse financière.

La majorité des messages culturels corrompus sont destinés à la jeunesse du monde – en particulier la jeunesse du monde émergent.
L’objectif étant de réduire chaque conscience saine à un état de peur à travers une série très organisée de messages de consommation. C’est cet état de peur qui est le fondement de ce que nous appelons le réchauffement culturel.
Et c’est ce que produisent chaque jour des marques allant de CHANEL à NIKE. Et sans parler des Fashion Week. Ou encore des spectacles comme les Oscars et les Grammys. Et par extensions les festivals comme Cannes, Glastonbury et Coachella. Leur contrôle du calendrier culturel est une manœuvre stratégique clé. L’intégration du calendrier du MONDE DE L’ART avec les calendriers et du MONDE DE LA MODE et du MONDE DE LA MUSIQUE pour n’en former à l’arrivée qu’un seul, est parfaitement organisé comme le calendrier de ce que nous appelons, encore une fois, le réchauffement culturel. Qui est à ce jour le système de contrôle dominant de la conscience des évolutions du monde – en particulier, celui de la jeunesse du monde.
Qui contrôle le calendrier, contrôle en fait la conscience du monde.

Parce que oui, le monde de la mode est une construction artificielle. Les sociétés et les familles impliquées dans le maintien de cette illusion depuis la fin des années 80 existent comme une ploutocratie mondiale. Des milliards de dollars sont en jeu. L’illusion de l’importance de la mode pour tous est acceptée sur un niveau presque religieux. Anna Wintour avec le plein soutien de son employeur Condé Nast a construit un récit mythique d’invincibilité. Il est important de comprendre qu’il est simplement un récit. Il est un fantasme. Il est un rêve induit visuellement.
L’objectif de la matrice de la mode-industrielle est de faire grandir sans cesse leur système d’images alimentées par votre identité. Là réside le danger. Les principaux opérateurs de l’industrie de la mode sont juste une classe de bavardage désespérée qui dépend de votre temps et de vos ressources financières pour survivre. L’antidote à leur message invasifs est l’autodétermination.

« Ils ont besoin de vous. Vous n’avez pas besoin d’eux. »

La vérité est que les marques de mode d’aujourd’hui sont organisées exactement comme toute autre institution financière mondiale. Avec un seul ordre du jour: les marges. Des milliards sont dépensés pour créer l’illusion que ce sédatif institutionnalisé ressemble à une industrie créative.
Alors que le monde de la mode est un pollueur mondial géant absolument insoutenable. Le processus de déploiement de nouveaux produits sur une base continue est contraire à toute idée raisonnable de discussion.
Le monde de la mode attaque la structure de l’identité d’un individu. Nous croyons que l’identité individuelle devrait avoir un espace infini pour expérimenter. Le complexe mode-media-industrie veut exactement que le contraire se produise. Son but est de programmer l’individu le plus tôt possible à croire que vivre dans un état d’esprit libre et infini est socialement indésirable.
1.000 personnes sont en commande de ce contrôle et seulement 100 personnes ont le pouvoir ultime, à savoir la masse financière.

L’objectif numéro un du monde de la mode est de réintroduire sans fin ce qu’ils possèdent déjà, au prix de l’étouffement de tout ce qui a déjà été épuisé de son authenticité. Autrement dit, l’attachement du « Mondelamode » à tout ce qui à le moindre intérêt culturel. Un attachement basé sur deux réalités. La première étant que les stars et les artistes du « Mondelamode » n’ont aucun intérêt personnel à créer une perturbation réellement transgressive. Ils ne peuvent être appelés stars et artistes seulement dans le sens le plus avili du terme. Les stars sont programmées, au sens premier du terme, et les artistes sont les outils les plus efficaces de la propagande. La seconde réalité est l’utilisation de la séduction comme non-message pour vendre ce qui avait déjà été vendu.

Toutes les actions manufacturées et planifiées sont faîtes pour détériorer votre autonomie, endommager votre capacité à penser de façon indépendante et pour drainer vos finances. Tous les spectacles du « Mondelamode » sont des pensées réformistes préfabriquées. La nostalgie est l’un des aspects fondamentaux du contrôle mental de l’industrie en ce début de 21ème siècle.
Le Monde De la mode est un algorithme mathématique. C’est une formule du passé pour bloquer votre ancrage dans le présent.

Les créateurs, les top models, les blogueurs, les muses, les journalistes et les photographes sont relégués au rang de second rôle ou figurants. La plupart des gens assistant à ces spectacles sont de simples décors. Les propriétaires du monde de la mode et leurs exécutants de plus en plus nombreux jouent, comme dans tout bon soap opera, un rôle qui fut vital mais qui vieillit aujourd’hui.
Le jeu saisonnier pour décider quel créateur dessine quelle collection devient une distraction qui s’affaiblit. Le premier rang a remplacé le podium comme lieu où l’action se déroule. La visibilité a remplacé la créativité. Le système actuel les a transformé en codeurs. Invisibles pour la plupart, sans intérêt pour la majorité.
L’alchimie culturelle de Marcel Duchamp a été écrasée par la sorcellerie de Mickey Mouse.
Depuis le lieu le plus joyeux du monde de Disney à la chanson de Pharrell William, Happy, nous sommes tous témoins du glissement drastique d’une culture cherchant à créer une connaissance plus profonde du monde, vers un monde programmé pour l’auto-satisfaction. Un monde qui ne propose plus qu’un seul choix : celui de décider ce en quoi nous croyons. Et ce choix s’exprime et se définit par un simple mot : Like. Aucune autre opinion ne sera tolérée.
Nous ne voyons absolument pas ces liens comme une conspiration. Il est normal pour les puissants de s’aligner les uns sur les autres.
Il s’agit juste d’événements qui annoncent ce que pressentait le penseur Guy Debord. Debord qui a décrit avec brio tout cela dans sa Société du spectacle. « Ce moment historique où les marchandises finissent de coloniser la vie sociale », c’est sa définition du spectacle.
Une société où « tout ce qui a vécu n’est devenu que représentation. » Où Debord établit que nous faisons l’expérience « du glissement de l’être à l’avoir, et de l’avoir au paraître. »

I DECIDE WHAT I NEED
I DECIDE WHAT I WANT
I DECIDE WHAT AND WHO IS RELEVANT
I DECIDE WHAT AND WHO IS IRRELEVANT
STEVE OKLYN
Galerie
Publié le 06/09/2016