Interview

Teen Talk

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Teen Talk c’est la collaboration entre Jeremy Barlozzo de « I Love My Neighbours » et Douglas Cavana de « I Am Un Chien ». Leur premier EP sobrement intitulé « Teen Talk », est le fruit de l’expérience et des influences de ces deux acolytes. Mariage en grande pompe pour le duo qui nous offre 3 jolis morceaux électroniques ; « Love Will Follow », « Leave It To Dust » et « Landing ». Un univers justement composé, qui quelque fois nous rappel les sonorités de M83 ou encore celles de Thomas Azier, une production et une voix détonante. Les trois tracks seront accompagnées de trois clips tournés à Los Angeles, sous forme de minis courts-métrages. La réalisation est signée par les Paillowski Brothers, Arnaud Sadowski et Loic Paillard. Ayant déjà joué sous l’œil des Paillowski’s dans « Her Name Is Crazy », Leslie Coutterrant et Eline Van Der Velden sont à tomber par terre dans cette petite histoire à suivre selon les trois ambiances de l’EP. Sortie aujourd’hui, Teen Talk EP marque le début d’une collaboration, qui a tout pour s’inscrire dans la durée. On a donc voulu l’immortaliser noir sur blanc avant tout le monde. Entretien avec deux malades poétiques plus talentueux que la moitié de tes amis.

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Jérémy dit de Doug que « c’est un excellent guitariste et un très bon dessinateur, en plus il est fort en doublage… C’est lui qui mixe les titres il a de beaux cheveux. » Doug pense que Jérémy a « la voix et la spontanéité qu’il manquait pour mes instru’. Et il danse beaucoup mieux que moi, j’suis jaloux… » Question affreuse, lequel de vous a le plus de succès dans votre duo ?
Jérémy : Doug évidemment…
Doug : Pour l’instant je ne m’en suis pas vraiment rendu compte…

Aujourd’hui sort votre bébé, ça fait quoi de concevoir un enfant sans femmes ?
Jérémy : Nous avons composé une bonne dizaine de titres, le projet s’est construit au fil des titres. Même si nous avons travaillé entre hommes, les femmes ne sont jamais bien loin. Elles sont omniprésentes dans les textes, les images (le visuel a été dessiné par Lisa Boostani), et sur les titres qui succéderont à ce premier EP nous avons collaboré avec plusieurs demoiselles. Mais gardons encore un peu de mystère…
Doug : Je me suis aperçu au fil de la composition de tout ces titres que mes instru’ ont également un coté super féminin. Je sais pas comment expliquer ça. C’est sans doute dû au fait que j’écoute beaucoup de projets menés par des chanteuses, comme par exemple FKA twigs, Banks, Bjork qui est une des premières artistes que j’ai écouté dans ma vie, ou encore Chvrches. J’aime bien le côté pur, fragile et aérien de leur voix. Jeremy à un peu tout de ça dans son chant aussi.

Vous êtes beaux, vous êtes jeunes et surtout vous êtes auteurs, compositeurs et interprètes comment arrivez vous a endosser le rôle du musicien ténébreux sur scène et en studio ?
Jérémy: C’est gentil et parfaitement subjectif. Heureusement qu’on ne se retrouve pas en studio pour se regarder et nous auto congratuler sur nos physiques de rêves! On ne joue pas vraiment de rôle. Notre association s’est faite simplement, nous sommes amis et ce sont les chansons qui nous ont fait avancer. Le plaisir que nous avons prit à construire les titres a été le véritable moteur. Et puis nous avons eu la chance d’être entouré de personnes bienveillantes. Léo Grandperret, qui nous a mit son studio à disposition, Raphael Lopez qui en plus de ses choeurs (associé à William Dentz) sur quelques titres nous a énormément guidé sur l’image, les frères Paillowski pour les clips, Vim Cortez qui a coécrit Leave it to dust, les conseils plein de sagesse de Romain De La Valle… Nous avons reçu beaucoup d’aide et de soutien, ça nous a permit de travailler de façon constructive sans être complètement auto centrés, se fermer c’est le meilleur moyen de passer à coté de l’essentiel.
Doug : Exactement. C’était super important pour nous que le projet puisse se construire et évoluer avec la participation de nos potes. C’est une source de motivation immense.

Vous vous aimez à combien sur vingt quand vous êtes ensemble ?
Jérémy: C’est très simple de travailler avec Douglas. On se laisse beaucoup de place. Les rôles de chacun dans ce projet se sont défini au fur et à mesure ce qui a vraiment consolidé notre amitié.
Douglas : La plupart du temps, la composition se passe très spontanément. On se comprend vite concernant l’intention qu’on veut donner sur chaque titre. On se fixe aucune barrière et on revient que très peu sur les structures et les voix des morceaux. Ça nous plait de garder la magie de la première prise. Et ça, ça vaut un bon 18/20 en love.

N’est ce pas l’interview la plus gay à laquelle vous avez du répondre ?
Jérémy: C’est probable. Mais un peu d’ouverture d’esprit ne fait de mal à personnes par les temps qui courent…

D’ailleurs, dans les questions communes et répétitives. Est-ce que la musique vous a permis d’embrasser plus de filles ? Et si oui, combien ?
Jérémy: Les garçons ont tendance à faire la compétition à ce niveau là. Le plus important n’est pas tellement de savoir combien mais plutôt comment. Un baiser de qualité, c’est ça qui compte! Je dois dire que je me sens plutôt heureux à ce niveau là.
Doug : C’est vrai que par moment, ça donne quelques facilités à ce niveau-là. Je suis quelqu’un d’assez réservé donc j’avoue que ça m’a un peu aidé dans certaines situations…

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Plus sérieusement, l’album que vous avez le plus écouté cette année ?
Jérémy: Like Clockwork de Queens of the stone age
Doug : Apocalypse de Thundercat. C’est le projet solo d’un génie de la basse qui s’appelle Stephen Burner. Il a un sens de la mélodie hors du commun.

L’artiste dont vous vous êtes le plus inspiré ?
Jérémy: Je ne sais pas…
Doug : Pour ce projet je dirais Rustie.

Le clip que vous n’oublierez jamais ?
Jérémy: « Black hole sun » de Soundgarden, un vrai choc de mon enfance. « Go with the flow » de Qotsa encore eux.
Doug : Star Guitar de The Chemical Brothers. Je sais toujours pas comment Michel Gondry a fait techniquement pour réaliser cette vidéo. L’idée est juste géniale. Je pense à ce clip à chaque fois que je voyage en train.

Et l’image ou la photo qui définirait le mieux Teen Talk et par la même occasion votre génération ?
Jérémy: Le dessin de Lisa correspond bien à l’idée que je me fais de Teen Talk. Ce liquide noirâtre qui s’écoule d’une bouche adolescente symboliquement c’était parfait. On peut l’interpréter de pas mal de manières…
Doug : Je dirais la même chose. Je suis tout simplement tombé amoureux du dessin qu’a fait Lisa. Ça représente parfaitement l’univers de nos morceaux.

Vous savez fabriquer du bruit qui pense, mieux, qui fait danser. Si vous deviez justement définir la musique en une seule phrase ?
Jérémy: La passion
Doug : Pour moi c’est avant tout un moyen de communication universel ultra spontané.

Quelle est la suite pour vous, pour Teen Talk ?
Jérémy: La suite, c’est le début. Ça va maintenant faire un an qu’on travaille sur ce projet et tout reste à faire . On a hâte de se confronter au public et de voir quelle forme ça prend et puis à terme, le live évidemment. Découvrir la scène avec ce nouveau projet va être un beau défi.

Et dernière question, la seule qui vaille sans doute, qu’est ce qu’on boit et qu’est ce qu’on écoute là, tout de suite, maintenant ?
Jérémy: Coupe du monde oblige, une bonne corona bien fraiche à la Chirac en écoutant « Brain » de Banks, avec le clip sous les yeux évidemment sinon se serait gacher…
Doug : Et un peu de tequila pour célébrer les victoires de la France bien sûr….

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Publié le 30/06/2014