Art

QUAND LA POÉSIE RÉPOND À LA VIE

+1+2+3+4+5

C’est une lutte douce et lancinante. Comme le sexe et l’amour sont des combats. Une lutte d’éléments. Passant de la sécurité fœtale de l’eau, à la vulnérabilité aérienne. De la lourdeur aquatique, à la légèreté planante.
Ne traînant, dans ses doutes, que la constance de la grâce.
Comme une époque qui hésiterait entre le repli sur soi, le pragmatisme grégaire, et l’ouverture aux rêves, le devoir d’idéologie.
Comme nous l’explique Cyril Meroni, le réalisateur, « l’Aphélie est l’endroit où un astre est le plus éloigné de son soleil . Donc potentiellement le moment où il pourrait partir tout droit pour se perdre dans les méandres de notre univers, voir plus si affinité. »
L’aphélie, ce point de rupture potentiel, où tout peut se passer. À l’image de notre temps. À l’image de l’humain, schizophrénique et multiples. À l’image de l’artiste, dont la souffrance n’a jamais été aussi bien exprimée que par les mots de Romain Gary, « ma course fut une poursuite errante de quelque chose dont l’art me donnait la soif, mais dont la vie ne pouvait m’offrir l’apaisement. »
Un film métaphorique construit pendant « des heures devant l’écran d’ordinateur dans une solitude sans fin. »
Des mots de l’auteur qui sonnent comme un écho au vers de Pessoa, retravaillé par Danton Eeprom et qui forment la bande-son d’Aphélie.

Capture

Capture2

Capture3

Capture4

Capture5

Capture6

Capture7

Capture8

Galerie
Publié le 10/06/2013

Articles Similaires