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Main basse sur l’information, de Laurent Mauduit

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Pourquoi lui ?
Parce que ce livre est une bombe à retardement d’utilité publique qui explique et démontre qu’une poignée de milliardaires contrôlent à eux seuls la quasi-totalité des grands médias nationaux, de presse écrite ou audiovisuels.. Il devrait être distribué dans toutes les écoles digne de ce nom. Non pas pour sa pédagogie mais pour sa clairvoyance lucide et radicale.
Essentiel aujourd’hui pour comprendre l’état de servitude dans lequel sont placés la presse et tous les grands médias d’information, radios et télévisions. Parce que jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la liberté et le pluralisme de la presse n’ont été à ce point menacés ; jamais le droit de savoir des citoyens n’a été à ce point malmené.

Où le lire ?
Dans un lieu sain, où vous ne serez pas regardé de travers en disant, « tout le capitalisme consanguin français réside dans cette privatisation de l’intérêt général au profit de formidables appétits privés ».

Le passage à retenir par cœur ?
« Le temps est venu de se révolter contre l’état de servitude dans lequel sont placés la presse et tous les grands médias d’information, radios et télévisions. C’est pour inviter à cette révolte citoyenne que j’ai souhaité écrire ce livre […] pour que les citoyens apprécient par eux-mêmes la gravité de la situation et s’emparent de ce débat qui les concerne au premier chef. »
[…]
« Un rapide état des lieux suffit à prendre la mesure du désastre : une poignée de milliardaires contrôlent à eux seuls la quasi-totalité des grands médias nationaux, de presse écrite ou audiovisuels. C’est dire à quel point la concentration de la presse et des médias s’est accentuée ces dernière années. Des milliardaires qui ont de surcroît presque tous comme point commun de ne pas avoir la presse ou l’information pour métier. Des milliardaires qui ont presque tous acquis des journaux non selon des logiques professionnelles mais d’influence ou de connivence. »

A qui l’offrir ?
A Vincent Bolloré, Xavier Niel, Patrick Drahi ou encore Bernard Arnault.

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« Main basse sur l’information », de Laurent Mauduit, éditions Don Quichotte.

Une dizaine d’oligarques parisiens, ayant pour signe distinctif de ne pas avoir la presse pour métier, possède désormais la majorité des moyens d’information français. Quotidiens nationaux et régionaux, magazines, chaînes de télévision ou de radio : rien n’a échappé à la boulimie d’une poignée de milliardaires, parmi lesquels Vincent Bolloré, Xavier Niel, Patrick Drahi ou encore Bernard Arnault.



Alors que le Conseil national de la résistance espérait, à la Libération, que la France se dote d’une presse indépendante des « puissances financières », celles-ci contrôlent désormais presque tous les médias. Et la normalisation économique se double fréquemment d’une normalisation éditoriale, quand il ne s’agit pas d’une censure pure et simple.



De Canal+ à France Télévisions, en passant par M6 ; de Libération au Monde, en passant par Le Parisien, Laurent Mauduit mène l’enquête sur la reprise en main dont toute la presse, ou presque, a fait l’objet ces dernières années.
Pour comprendre la gravité de cette mise sous tutelle, il nous invite aussi à nous replonger dans les combats démocratiques en faveur d’une presse libre et indépendante qui, de 1789 à nos jours, ont secoué la France. Une plongée dans le passé, celui de la presse asservie du Second empire ou celui de la presse corrompue de l’entre-deux-guerres, qui permet de prendre la mesure de la régression que nous vivons actuellement.



Établissant une description méticuleuse du naufrage des médias français, l’enquête est aussi un plaidoyer en faveur d’une refondation de la presse, dans le cadre d’une révolution démocratique. Tant il est vrai qu’il n’y a pas de démocratie véritable sans citoyens éclairés…
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Publié le 13/11/2016