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Donna Tartt : le maître des illusions

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Pourquoi lui ?
Parce que si vous avez aimé Le Cercle des poètes disparus, mais que vous n’aimez pas les happy end, vous trouverez dans Le Maitre des illusions toute l’effervescence d’un groupe de jeunes étudiants étranges. Parce que les lettres classiques, tel le grec, y sont étudiées et que ces élèves sont bien plus sombres que ceux du professeur Keating. Parce que le livre regorge de références aux grands textes de la littérature et de la philosophie grecque.

Où le lire ?
Dans une forêt propice aux bacchanales.

Le passage à retenir par coeur ?
« Les choses terribles et sanglantes sont parfois les plus belles. C’est une idée très grecque, et très profonde. La beauté c’est la terreur. Ce que nous appelons beau nous fait frémir. Et que pouvait-il y avoir de plus terrifiant et de plus beau, pour des âmes comme celles des Grecs ou les nôtres, que de perdre tout contrôle ? Rejeter un instant les chaînes de l’existence, briser l’accident de notre être mortel ? […] Si nos âmes sont assez fortes, nous pouvons déchirer le voile et regarder en face cette beauté nue et terrible ; que Dieu nous consume, nous dévore, détache nos os de notre corps. Et nous recrache, nés à nouveau. »

A qui l’offrir ?
Aux nostalgiques du Cercle des poètes disparus ou aux admirateurs de Platon.

Une chronique de l'adolescence acide et névrosée. La naissance de la tragédie "dandyesque".
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Publié le 17/05/2014