Art

Tu crois vraiment que parce que je suis noire je baise mieux ?

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J’ai tendance à dire ce que je veux, quand je veux, comme je veux, alors que la femme africaine est plus dans la négociation, qui est une forme d’hypocrisie .

Les négociations…c’est un terme qui revient souvent chez cette artiste franco- ivoirienne (ou l’inverse) qui a fait ses armes dans la publicité.
Valérie Oka, ancienne communicante (que l’on soupçonne de grand talent) a commencé dans la pub pour manger, un peu comme tout le monde d’ailleurs. Elle dit aussi qu’elle y a appris à « manipuler plutôt qu’être manipulée ».
C’est non sans émotion que l’on découvre son travail artistique, et ravis qu’elle se soit consacrée pleinement à dire tout haut ce que beaucoup de femmes, et de femmes noires pensent tout bas.

Ses installations, ses performances sous forme de diner « Ardissonien » (sans le snobisme) qui deviennent des territoires physiques d’expression pour les convives, vont faire parler d’eux. Surtout si une chaine de tv à la bonne idée d’en faire un rdv cathodique…
Valérie Oka ne prend aucun détour, si ce n’est les chemins de notre cerveau pour sensibiliser de manière provocante et poignante les clichés qui sont réservés aux femmes africaines, restes de colonialisme encore ancrés dans les inconscients.

Lorsqu’elle confie :
« Ça vous semble choquant ? Pas plus tard qu’il y a une semaine, un jeune mec me disait : « Ah, qu’est-ce que j’aimerais me taper une Black ! ». On la croit sur parole car nous avons nous même entendu ce type de phrase au moins une fois dans notre vie.
On a particulièrement aimé son installation/performance ou elle met en scène une femme nue dans une cage faisant face à un énorme pénis. La femme noire comme bête étrange n’est désormais plus qu’un mauvais souvenir on l’espère.

 

 

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BOOK VOKA

Actuellement exposée au Fond Régional d’Art Contemporain en Lorraine – « Body Talk » jusqu’au 17 Janvier 2017.
1 Bis, rue des Trinitaires, Metz.

Galerie
Publié le 02/11/2015