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JR est à la photographie ce que Stromae est à la chanson

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JR est capable du meilleur comme du pire. Commençons par le pire, pour s’en débarrasser. La galerie Perrotin a voulu montrer « le portrait d’une génération » sous l’œil de JR et nous n’avons rarement vu une exposition aussi démagogique. Mais en parallèle, et heureusement pour lui, l’organisme WATERisLIFE a organisé une vente de ses œuvres réalisées pour le bidonville de Kibera, au Kenya. Et l’argent de la vente servira à fournir un accès à l’eau potable aux habitants.

https://www.youtube.com/watch?v=7ryFp73-eJk

Mondain et arriviste avec Perrotin d’un côté, et altruiste et poétique avec WATERisLIFE de l’autre. Mais comment alors se faire une idée précise de ce qui se cache réellement derrière cette schizophrénie organisée ? Élément de réponse avec son dernier film mettant en vedette Robert De Niro, écrit par Eric Roth.
Le film se devrait d’être un éveil à notre mémoire collective. Laissant leur passé derrière eux, le film montre des immigrants fuyant la pauvreté, la discrimination et la dictature. Ellis Island était la porte d’entrée aux États-Unis pour des millions d’immigrants. À l’arrivée, ont leur approuve ou refuse l’accès. En raison de la maladie ou tout simplement de la fatigue, beaucoup ont été placés à l’hôpital. Un purgatoire dans l’ombre de la statue de la Liberté, où des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants attendaient leur sort.
ELLIS raconte donc l’histoire oubliée de ces immigrants qui ont construit l’Amérique tout en questionnant celles et ceux qui cherchent aujourd’hui les mêmes possibilités et la même sécurité dans ce pays ainsi que dans d’autres parties du monde. Maintenant, vous avez assez d’éléments pour juger par vous-même…

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Publié le 06/11/2015