Art

Bettina Rheims est de retour et c’est inoubliable

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Bettina Rheims est de retour. Avec une exposition remarquable, Bonkers! A Fortnight in Londonqui vient de commencer chez Christie’s à Londres.
Celle qui est pour nous la plus grande photographe française, nous avait pourtant confié chez elle « aujourd’hui tout le monde est photographe. Donc, moi, je ne suis pas vraiment photographe. J’ai arrêté les commandes de clients pour ça. J’ai arrêté les commandes, parce que je n’étais plus aux commandes. Dans une séance photo, il faut un chef. C’est comme quand on va à la guerre, il faut un général, sinon c’est la débandade. Les studios de photo, c’est la débandade. Il y a ces fichus écrans numériques. Tout le monde regarde pendant qu’on fait les photos. Y’en a un qui dit « ce serait mieux le bras en l’air », l’autre qui dit « on met la robe jaune », moi ça ne me convient plus. »
Alors elle a décidé de ne faire plus que des œuvres d’art. Passionnée de culture britannique, inspirée par l’esprit rock’n roll, Bettina Rheims a posé pendant 15 jours son regard sur une trentaine de ‘It girls’ dont elle a su, avec la complicité de l’excentrique styliste Sascha Lilic, tirer l’essence toute ‘british’. C’est puissant visuellement. Et instrcif sociologiquement. Comme toujours avec Bettina Rheims…

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"Quand j’ai pris un appareil photo pour la première fois dans les mains et que j’ai décidé de faire ça pour de vrai, je me suis dit : il me faut un sujet maintenant. Et j’ai tout de suite pensé que je voulais déshabiller les femmes. C’était mon premier travail, il y a plus de trente ans. Je me suis mise à courir dans Paris à la recherche des filles qui faisaient du streap-tease amateur pour qu’elles se déshabillent devant moi. Je les photographiais pendant des heures. Elles se déshabillaient, elles se rhabillaient devant moi, inlassablement".
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Publié le 17/09/2014