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Avis de boycott sur les Young Director Award

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Les participants de cette parade, où rien ne manque de ce qui représentera dans vingt ans l’imbécillité des années 00, se trouveront définitivement marqués par une adhésion aussi indiscrète à la plus parfaite manifestation de l’esprit d’une époque.

Nous invitons donc les artistes sollicités, ceux du moins qui ne se sentent pas finis, à dénoncer le sens de cette manœuvre, et à diffuser les noms de ceux qui s’en font complices.

Après avoir publié ici plus de 6500 portraits de jeunes artistes, totalement bénévolement, on peut se permettre de juger ce qui est à nos yeux, un procédé néandertalien, sans aucune pertinence, pour se racheter une minute de crédibilité dans une profession qui a tant besoin de nouveauté.

Vous êtes des milliers de réalisateurs à nous lire chaque matin, on ne vous a jamais rien demandé, mais cette fois, c’est pour la bonne cause, ne passez pas votre carte bleue pour recevoir de (faux) éloges de ces gens.

Ce « festival » est sur le point de mourir. Il y a assez d’initiatives excitantes fabriquées par et pour la jeunesse, qu’il n’est plus nécessaire de faire attention à un bal de croulants un poil trop transpirants sur une plage vulgaire de Cannes.

C’est insupportable de voir des producteurs retraités se servir de pauvres réalisateurs (à qui ils demandent avidement de l’argent pour inscrire leur film) pour essayer d’être pertinents aux yeux de leur client.

Un prétexte évident pour souder des relations qui leur serviront à produire des films publicitaires mensongers (toujours à destination de la jeunesse) comme par exemple pour la banque CIC, qui eux-mêmes facturent comme des porcs (APAR.TV en est victime) une jeunesse en manque de moyen.

Autrement dit, ce pseudo-festival Young Director Award est un serpent vénéneux qui se mort la queue. Ne vous laissez plus avoir. Ce genre d’événement est une imposture de premier ordre.

Nous le savons parce que nous avons été appelé à la rescousse il y a quelques années pour sauver cette « marque ». On a demandé à nos équipes de s’en occuper, de relancer la marque, d’en faire la promotion gratuitement sur APAR.TV, le projet nous semblait plutôt noble alors on s’est exécuté sans rien demander, mais quand on a commencé à voir sous nos yeux les comptes paypal se remplir à la vitesse de la lumière sur le dos des réalisateurs et des petites structures de production, on a vu rouge.

On n’en peut plus de mentir ou pire de se taire. On est émotionnellement épuisés de voir que seul quelques uns (tous vieillards sans vision) détiennent les clefs de la visibilité. Petit à petit, pas à pas, c’est en train de changer. C’est ce qui nous fait continuer. C’est ce qui nous fait espérer.

Comme toute cette industrie a tellement l’habitude de s’auto-congratuler en permanence, plus personne ne dit vraiment ce qu’il pense. Résultat, mort de toute forme de critique culturelle. Ce n’est pas très glorieux pour un pays comme la France qui su révolutionner à plusieurs reprises le monde de l’audiovisuel.

Mais comment casser les règles d’un lobby qui donne des prix en fonction d’intérêts personnels…là où se trouve l’épouse du fondateur de cette mascarade ou le copain du copain qui a rendu tel ou tel service sur un devis pour telle ou telle propagande publicitaire.

Tout est truqué. Rien n’est sincère. Les Young Director Award c’est un hold-up sur votre talent.

Vous ne nous croyez pas ? Regardez à quoi ressemble le jury, vous voyez quelque chose de jeune là dedans ? Et puis quelle est leur légitimité ? Quand vont-ils reconnaître qu’ils opèrent dans une dimension hypothétique ? Que le caractère arbitraire de leur choix est le cancer de leur profession ?

Ils ne fonctionnent qu’en tant que circonstance, leurs stratagèmes et autres tactiques deviennent visibles. C’est pour cela qu’ils essayent encore de comploter…simplement pour survivre.

Comme pour le monde de la mode et de l’art, la génération des baby-boomers qui possède et exploite le monde de la production fait semblant d’être encore intérieurement jeune dans sa pensée mais ses perspectives d’ouverture sont, à leur image, ridées, décrépies, corrompues et condamnées.
Alors, ne soyez plus dupes. Parce que vous voilà informés.

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Publié le 03/05/2017